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Woerth mis en examen pour trafic d'influence passif
08/02 | 23h20 GMT

©AFP/Archives / Bertrand Guay
L'ancien ministre français du Travail EricWoerth, un proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen (inculpé) mercredi pour trafic d'influence, un délit voisin de la corruption, dans une affaire mêlant soupçons de favoritisme et de financement politique illégal.

©AFP/Archives / Bertrand Guay
L'ex-ministre du Travail Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 1er février 2011
BORDEAUX (AFP) - L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth, a été mis en examen mercredi pour trafic d'influence passif après avoir été entendu pendant près de douze heures par les juges en charge de l'affaire Bettencourt à Bordeaux.
L'accusation de trafic d'influence pourrait viser l'emploi de sa femme Florence dans la société Clymène qui gère la fortune de Mme Bettencourt.
Le ministre est arrivé à 09h00 dans une voiture aux vitres fumées, pour une audition prévue à 09h30, qui a duré jusqu'à 21h50, avec quand même une pause-déjeuner. Il n'a fait aucune déclaration.
A l'issue de ce marathon, le parquet de Bordeaux a diffusé un communiqué indiquant que l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, avait été entendu par les juges d'instruction dans le cadre de l'information ouverte pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale.

©AFP / Pierre Andrieu
L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth arrive en voiture au tribunal de Bordeaux, le 8 février 2012
"A l'issue de cette audition (...) il a été mis en examen du chef de trafic d'influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal", ajoute le parquet. Ce délit est puni de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende maximum.
A ce stade, et à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, les juges n'ont donc pas retenu le financement illicite de parti politique.
L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, avait indiqué en juillet 2010 avoir remis en janvier 2007 50.000 euros en liquide à l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre. Selon elle, il lui avait déclaré les destiner à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Mais MM de Maistre et Woerth ont toujours farouchement nié ces échanges d'argent liquide.
En revanche, le trafic d'influence semble viser la manière dont M. Woerth est intervenu pour faire obtenir la Légion d'Honneur à M. de Maistre en juillet 2007, avant de lui en remettre lui-même les insignes en janvier 2008, alors que M. de Maistre avait embauché à l'été 2007 son épouse Florence chez Clymène, qu'il dirigeait.

©AFP/Archives / Fred Dufour/Jacques Demarthon
Montage de photos d'archives de Liliane Bettencourt et Eric Woerth
Une poursuite de M. Woerth de ce chef rappellerait la condamnation pour trafic d'influence de l'ancien ministre et sénateur Charles Pasqua à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d'amende le 27 octobre 2009, pour avoir fait obtenir la Légion d'Honneur à l'homme d'affaires d'origine russe Arcadi Gaydamak, concomitamment au versement d'importantes sommes d'argent à une association qu'il animait.
M. de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse à l'encontre de Mme Bettencourt, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment.
Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a été le seul homme politique à réagir mercredi. Il a indiqué dans un communiqué "apporter tout son soutien" à M. Woerth, "un homme droit et rigoureux", et s'est dit "convaincu que la procédure en cours lèvera vite les suspicions" : "Il n’est aucun doute sur son intégrité. Tous ceux qui le connaissent partagent cet avis", a-t-il dit.
Outre l'affaire Bettencourt, M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est actuellement impliqué devant la Cour de Justice de la République pour une affaire de prise illégale d'intérêt, visant les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé trop bas par des experts, d'une parcelle de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.
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Quelques exemples
Woerth mis en examen pour trafic d'influence passif
08/02 | 23h20 GMT

©AFP/Archives / Bertrand Guay
L'ancien ministre français du Travail EricWoerth, un proche de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen (inculpé) mercredi pour trafic d'influence, un délit voisin de la corruption, dans une affaire mêlant soupçons de favoritisme et de financement politique illégal.

©AFP/Archives / Bertrand Guay
L'ex-ministre du Travail Eric Woerth à l'Assemblée nationale le 1er février 2011
BORDEAUX (AFP) - L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric
L'accusation de trafic d'influence pourrait viser l'emploi de sa femme Florence dans la société Clymène qui gère la fortune de Mme Bettencourt.
Le ministre est arrivé à 09h00 dans une voiture aux vitres fumées, pour une audition prévue à 09h30, qui a duré jusqu'à 21h50, avec quand même une pause-déjeuner. Il n'a fait aucune déclaration.
A l'issue de ce marathon, le parquet de Bordeaux a diffusé un communiqué indiquant que l'ancien ministre du Budget, puis du Travail, avait été entendu par les juges d'instruction dans le cadre de l'information ouverte pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale.

©AFP / Pierre Andrieu
L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth arrive en voiture au tribunal de Bordeaux, le 8 février 2012
"A l'issue de cette audition (...) il a été mis en examen du chef de trafic d'influence passif, délit prévu et réprimé par les articles 432-11 et 432-14 du Code pénal", ajoute le parquet. Ce délit est puni de dix ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende maximum.
A ce stade, et à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, les juges n'ont donc pas retenu le financement illicite de parti politique.
L'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, avait indiqué en juillet 2010 avoir remis en janvier 2007 50.000 euros en liquide à l'ancien homme de confiance de Liliane Bettencourt Patrice de Maistre. Selon elle, il lui avait déclaré les destiner à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Mais MM de Maistre et Woerth ont toujours farouchement nié ces échanges d'argent liquide.
En revanche, le trafic d'influence semble viser la manière dont M. Woerth est intervenu pour faire obtenir la Légion d'Honneur à M. de Maistre en juillet 2007, avant de lui en remettre lui-même les insignes en janvier 2008, alors que M. de Maistre avait embauché à l'été 2007 son épouse Florence chez Clymène, qu'il dirigeait.

©AFP/Archives / Fred Dufour/Jacques Demarthon
Montage de photos d'archives de Liliane Bettencourt et Eric Woerth
Une poursuite de M. Woerth de ce chef rappellerait la condamnation pour trafic d'influence de l'ancien ministre et sénateur Charles Pasqua à trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis et 100.000 euros d'amende le 27 octobre 2009, pour avoir fait obtenir la Légion d'Honneur à l'homme d'affaires d'origine russe Arcadi Gaydamak, concomitamment au versement d'importantes sommes d'argent à une association qu'il animait.
M. de Maistre a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse à l'encontre de Mme Bettencourt, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment.
Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a été le seul homme politique à réagir mercredi. Il a indiqué dans un communiqué "apporter tout son soutien" à M. Woerth, "un homme droit et rigoureux", et s'est dit "convaincu que la procédure en cours lèvera vite les suspicions" : "Il n’est aucun doute sur son intégrité. Tous ceux qui le connaissent partagent cet avis", a-t-il dit.
Outre l'affaire Bettencourt, M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est actuellement impliqué devant la Cour de Justice de la République pour une affaire de prise illégale d'intérêt, visant les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé trop bas par des experts, d'une parcelle de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.

Politique
Woerth mis en examen pour trafic d'influence ...Grèce: l'accord sur la crise d'austérité retardé en raison d'un différend sur les retraites
09/02 | 05h48 GMT

©AFP / Yiorgos Karahalis
Après huit heures de discussion, les chefs des trois partis se sont séparés dans la nuit de mercredi à jeudi sans accorder un soutien global aux nouveaux efforts de rigueur réclamés à la Grèce par ses créanciers, condition pour obtenir un deuxième prêt censé éviter la faillite au pays.

©AFP / Yiorgos Karahalis
Le Premier ministre Lucas Papademos, le socialiste Georges Papandréou , le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis à l'issue de la réunion le 8 février 2012 à Athènes
ATHENES (AFP) - Les dirigeants des trois partis gouvernementaux grecs ne sont pas parvenus à s'entendre sur la cure d'austérité à appliquer en Grèce, à la suite d'un différend sur la question des retraites, qui sera résolu "avant la réunion de l'Eurogroupe" jeudi, a déclaré le Premier ministre.
Après huit heures de discussion, les chefs des trois partis se sont séparés dans la nuit de mercredi à jeudi sans accorder un soutien global aux nouveaux efforts de rigueur réclamés à la Grèce par ses créanciers, condition pour obtenir un deuxième prêt censé éviter la faillite au pays.
Sans la nouvelle aide, la Grèce s'expose à un défaut de paiement le 20 mars, à l'expiration de 14,5 milliards d'obligations.
Le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis se sont mis d'accord sur "tous les points du plan sauf un", a indiqué un communiqué des services du Premier ministre Lucas Papademos, qui espère boucler un accord "avant la réunion de l'Eurogroupe" prévue jeudi soir à Bruxelles.
M. Samaras a indiqué que le différend portait sur les coupes envisagées dans les pensions de retraite tout en soulignant que "les négociations continuaient" sur cette question.
Du coup, le Premier ministre grec a poursuivi les consultations en rencontrant dans la foulée au petit matin les chefs de la délégation de la troïka des bailleurs de fonds du pays (UE, BCE, FMI) pour tenter d'élaborer une solution.
Sans cesse ajournée depuis lundi, et retardée toute la journée, la réunion, cruciale pour le pays et suivie par l'ensemble de la zone euro, avait débuté à 15h00 GMT.

©AFP / Yiorgos Karahalis
le leader d'extrême droitGeorge Karatzaferis, le conservateur Antonis Samaras, le Premier ministre Lucas Papademos et le socialiste George Papandreou le 8 février 2012 à Athènes
Les dirigeants des partis de la coalition sont appelés à donner leur assentiment aux 50 pages d'un avant-projet d'accord entre le gouvernement grec et ses bailleurs de fonds, imposant des conditions drastiques d'assainissement des finances publiques du pays et destinées à relancer l'économie par une dérégulation du marché de travail. Le texte "présente les grandes lignes des nouvelles mesures" dont les créanciers de la Grèce exigent l'adoption pour débloquer un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros.
L'accord que MM. Papandréou, Samaras et Karatzaféris sont censés donner à cette nouvelle cure de rigueur est attendu fiévreusement par les partenaires de la Grèce exaspérés par plusieurs jours d'atermoiements politiques autour des mesures en jeu.
Juste après le début de la rencontre, les créanciers publics ont fait savoir qu'une réunion de l'Eurogroupe se tiendrait jeudi à 18H00 à Bruxelles, et le comité des créanciers privés ont annoncé qu'ils se retrouveraient jeudi également à Paris "pour examiner le contenu des entretiens avec les acteurs publics".
De fait, si les partis finissent par donner leur accord malgré le timing de plus en plus serré, ce programme de réformes doit être déposé dès vendredi au parlement grec, où la coalition gouvernementale dispose théoriquement de 255 voix sur 300, en vue d'un vote d'urgence prévu pour dimanche selon l'agence Ana.
Selon des fuites de presse, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes de l'ordre de 15% dans les retraites complémentaires, des baisses de salaires dans les entreprises d'intérêt public et 15.000 suppressions d'emplois dans l'année dans le secteur public.

©AFP / Orestis Panagiotou
Le Premier ministre grec Lucas Papademos arrive, le 8 février 2012, à une réunion cruciale sur la dette du pays, dans les locaux du gouvernement à Athènes
Les conséquences sociales seront douloureuses dans un pays qui entame sa cinquième année de récession. Les syndicats ont appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24 heures qui a fait battre le pavé à quelque 20.000 manifestants.
Le prix politique s'annonce aussi élevé pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la troïka des créanciers souhaite avoir leur engagement explicite à poursuivre le programme.
Actuellement, la Nouvelle démocratie (droite) mène dans les sondages.
Le temps presse pour la Grèce qui a promis d'aborder la semaine prochaine l'autre volet de cette négociation internationale à plusieurs niveaux : l'opération d'effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dettes grecques, quasi-finalisée fin janvier à l'issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l'Institut de la finance internationale (IFF)

Economie/Finances
Grèce: l'accord sur la crise d'austérité retardé en raison d'un ...Syrie: la Ligue arabe va renvoyer ses observateurs, 50 morts à Homs pilonnée sans relâche
09/02 | 05h33 GMT

©AFP / -
Pour le 5e jour consécutif, l'armée a pilonné aux roquettes et obus de mortier Homs (centre), "la capitale de la révolution", où les télécommunications et l'électricité ont été coupées, les infrastructures détruites et la nourriture se fait de plus en plus rare, ont dit les militants.

©AFP / -
Capture d'écran de You Tube de bâtiments détruits le 8 février dans la banlieue de Homs bombardée par les forces syriennes
DAMAS (AFP) - La Ligue arabe va renvoyer sa mission controversée d'observateurs en Syrie où l'armée a bombardé sans relâche mercredi la ville rebelle de Homs faisant 50 morts selon les militants, en dépit de l'engagement du président Assad auprès de son allié russe à cesser l'effusion de sang.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a annoncé mercredi que le chef de la Ligue arabe Nabil Al-Arabi lui avait fait part mardi de son intention par téléphone, lui demandant une coopération de l'ONU à cette nouvelle mission. "Il a suggéré une mission conjointe en Syrie, avec un émissaire spécial commun", a-t-il ajouté, précisant que cette question serait soumise au Conseil de sécurité dans les jours à venir.
M. Ban a par ailleurs jugé "catastrophique" pour le peuple syrien le veto des Russes et des Chinois samedi à une résolution du Conseil de sécurité, estimant qu'il avait encouragé Damas à "accentuer sa guerre contre son propre peuple". "La brutalité effarante dont nous sommes témoins à Homs, avec des armes lourdes tirant sur des quartiers résidentiels, laisse à penser malheureusement que la situation va encore s'aggraver", a affirmé M. Ban pour qui Bachar al-Assad "doit être tenu pour responsable".
Pour le 5e jour consécutif, l'armée a pilonné aux roquettes et obus de mortier Homs (centre), "la capitale de la révolution", où les télécommunications et l'électricité ont été coupées, les infrastructures détruites et la nourriture se fait de plus en plus rare, ont dit les militants.
Mais le pouvoir, qui se refuse à reconnaître le mouvement de contestation lancé en mars 2011, a affirmé que ses forces pourchassaient à Homs les "groupes terroristes" qu'il accuse d'être à l'origine des violences contre les civils.
Dix-neuf personnes dont des femmes et des enfants ont également péri ailleurs en Syrie, notamment à Zabadani près de Damas et à Rastane (centre), où les troupes ont lancé également des opérations pour faire plier ces places fortes de la contestation, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Ce redoublement de violences survient dans un contexte de blocage diplomatique après le veto russe et chinois à un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression de la révolte et prévoyant une transition politique, sur la base d'un plan arabe.

©AFP / Yana Lapikova
Vladimir Poutine le 8 février 2012 à Moscou
Malgré l'indignation des Occidentaux, la Russie, un allié du régime, continue à opter pour la non ingérence en Syrie, au lendemain d'une rencontre à Damas de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov avec M. Assad. "Notre tâche, c'est de les aider (aux Syriens) sans aucune forme d'ingérence", a dit le Premier ministre Vladimir Poutine, dont le pays refuse d'évoquer un départ de M. Assad en estimant que son sort devait être réglé par "les Syriens eux-mêmes".
A son tour, le président Dmitri Medvedev a jugé que la recherche d'une solution devait continuer "y compris au Conseil de sécurité de l'ONU". Mardi, M. Assad s'est engagé devant M. Lavrov à "faire cesser les violences d'où qu'elles viennent", selon ce dernier.
Mais les Occidentaux ont aussitôt exprimé leur scepticisme, le régime syrien ayant alterné depuis des mois promesses de réformes et escalade de la répression.
La Maison Blanche a écarté mercredi les appels de la Russie à un "dialogue" entre les forces en présence en Syrie et affirmé que le président Assad y avait renoncé en réprimant dans le sang la révolte contre son régime. "En ce qui concerne la visite de (M. Lavrov) en Syrie, son but n'était pas clair. Ce qui est évident, c'est que la Russie n'a rien d'autre à gagner, en se rangeant au côté du régime Assad, que de s'aliéner les Syriens", a déclaré le porte-parole Jay Carney.

©AFP
Carte de localisation de la Syrie et de la ville de Homs et pressions et sanctions diplomatiques internationales
Face au blocage à l'ONU, plusieurs pays ont pris des mesures unilatérales pour accentuer l'isolement du régime Assad après des sanctions qui n'ont toujours pas réussi à le faire plier.
Ainsi, les Etats-Unis ont fermé leur ambassade, plusieurs pays européens ont rappelé leurs ambassadeurs pour "consultations" et les six monarchies du Golfe ont décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie et de rappeler les leurs à Damas. Une réunion arabe dimanche au Caire doit décider de la suite à donner à la mission des observateurs en Syrie aujourd'hui suspendue.
Néanmoins M. Medvedev a appelé à "éviter des mesures unilatérales précipitées", lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Nicolas Sarkozy qui a à son tour demandé à Moscou de soutenir le plan arabe.
L'Union européenne a même annoncé se préparer, à titre de précaution, à une éventuelle évacuation de ses ressortissants de Syrie, au moment où plusieurs pays et organisations expriment leurs craintes d'une guerre civile.
La Turquie a dit, elle, compter organiser "dans les plus brefs délais" une conférence internationale sur la crise syrienne.
©AFP
Des blessés syriens racontent la répression dans les hôpitaux. Durée: 01:22
Mais entre-temps, la machine de guerre du régime continue inlassablement de réprimer la révolte, qui a fait plus de 6.000 morts depuis près de 11 mois, selon les militants. "Plus de 400 civils ont été tués à Homs depuis vendredi" soir, a déclaré Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH, basé en Grande-Bretagne. Selon Omar Chaker, un militant à Homs, le pilonnage, apparemment destiné à préparer le terrain à un assaut terrestre, vise surtout le quartier de Baba Amr, où certaines zones sont entièrement rasées. "Un crime de guerre organisé est commis devant le monde entier après que Lavrov a donné son feu vert à la poursuite de ce crime", ont dénoncé des militants sur leur page Facebook "Syrian Revolution 2011".
En revanche, la télévision publique syrienne a fait état de la poursuite de l'opération des troupes à Homs contre les "gangs terroristes".
Selon Amnesty International la situation à Homs "se transforme en une crise humanitaire majeure".
Des rebelles syriens ont déclaré mercredi qu'ils avaient besoin d'armes --et non de soldats étrangers-- pour renverser le régime de Bachar al-Assad, au cours d'une conférence organisée dans un lieu proche de Damas et diffusée à Washington via internet.
L'Armée syrienne libre (ASL) revendique quelque 40.000 combattants, déserteurs, selon eux, de l'armée régulière.

Monde
Syrie: la Ligue arabe va renvoyer ses observateurs, 50 morts à Homs ...Le mouton, animal domestique millénaire, peut satisfaire les besoins d'une humanité grandissante
08/02 | 15h19 GMT

©AFP/Archives / Farooq Naeem
Le mouton est l'un des animaux domestiques les plus anciens et les plus prolifiques dont la diversité génétique et le potentiel de reproduction pourront contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et en laine d'une population humaine grandissante

©AFP/Archives / Farooq Naeem
Un nomade s'occupe d'un troupeau de moutons dans la région d'Islamabad au Pakistan, le 10 janvier 2012
WASHINGTON (AFP) - Le mouton est l'un des animaux domestiques les plus anciens et les plus prolifiques dont la diversité génétique et le potentiel de reproduction pourront contribuer à satisfaire les besoins alimentaires et en laine d'une population humaine grandissante, selon une étude publiée mardi.
Ces travaux réalisés à partir du séquençage du génome de cet ovidé ont pu reconstituer l'influence de l'homme sur cet animal depuis environ 11.000 ans pour le façonner aux divers environnements et améliorer la production de viande, de lait et de laine, expliquent ces chercheurs.
L'étude a identifié des régions particulière du génome du mouton qui paraissent avoir changé rapidement en réponse à la sélection de gènes contrôlant la couleur de la toison, la taille de l'animal, sa reproduction et surtout l'absence de cornes, l'un des premiers objectifs des croisements sélectifs effectués par les humains.
En détaillant ce qui a caractérisé la domestication du mouton et ses migrations à travers le globe, cette recherche conforte et enrichit également les connaissances actuelles sur les mouvements migratoires des populations humaines tout au long de l'Histoire, relève James Kijas, de l'Agence scientifique nationale australienne (CSIR0), principal auteur de cette recherche. Celle-ci paraît dans la revue américaine PLoS ("Public Library of Science") Biology datée du 7 février.

©AFP / Miguel Rojo
Un mouton en pleine séance de tonte dans une ferme de la région de Santana Do Livramento, au Brésil, le 11 janvier 2012
Cette équipe scientifique a pu retracer les liens génétiques entre 2.819 moutons qui appartiennent à 74 races différentes de tous les endroits du monde en comparant 50.000 molécules d'ADN à travers le génome.
Ils ont pu ainsi détecter les conséquences génétiques de la domestication et de la division en plusieurs centaines de races qui en a découlé.
"Notre carte génétique détaillée nous indique que les races de moutons ont été formées de façon plus fluide qui les rend différentes des autres espèces d'animaux domestiques", relève James Kijas, un généticien moléculaire.
"Il cite des accouplements fréquents et un flot puissant de gènes entre des moutons de différentes lignées qui ont permis aux races d'ovidés les plus modernes de maintenir de hauts niveaux de diversité génétique et ce à la différence des autres bétails ou des races de chiens...".
"Cette très grande variété génétique signifie que les éleveurs de moutons peuvent continuer à s'attendre à obtenir d'importantes améliorations des traits de production de ces animaux qui pourraient contribuer à nourrir la population croissante du globe en quête de plus en plus de protéines animales", estime ce scientifique australien.
Un scanner du génome pour détecter les signatures génétiques de la sélection au cours des onze milles dernières années révèle 31 régions contenant des gènes pour la couleur de la toison, la morphologie du squelette, la taille du mouton, sa croissance et sa reproduction, indique l'étude.

©AFP/Archives / Rafa Rivas
Un troupeau de moutons sous la neige, dans une ferme espagnole du village basque de Oquendo, le 2 février 2012
Le mouton et la chèvre ont joué un rôle clé dans les tous premiers systèmes agricoles humains qui étaient basés sur l'élevage de ces animaux, expliquent les auteurs de cette communication.
La transition de la chasse à l'élevage s'est produite il y a environ 11.000 ans dans le Croissant fertile au Moyen-Orient.
La conséquence a été un changement profond de la société humaine alors que les troupeaux d'ovidés domestiqués et les cultures ont accru la stabilité de la subsistance humaine et dopé la croissance de la population et son expansion.
En même temps, la domestication des moutons et chèvres a modifié la morphologie de ces animaux, leur comportement et une partie de leurs gènes.
Les moutons ont d'abord été domestiqués pour leur viande avant que les humains ne commencent à exploiter leur laine et leur lait il y a 4.000 à 5.000 ans.
Aujourd'hui la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Royaume-Uni et la Patagonie (sud de l'Argentine) représentent les grandes régions d'élevage du mouton.



