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Affaire Bettencourt: Eric Woerth longuement interrogé par les policiers
29/07 | 15h39 GMT

©AFP / Fred Dufour
Eric Woerth, "impatient" de s'expliquer sur les accusations qui le visent depuis plus d'un mois, a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin à son ministère par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt.

©AFP / Fred Dufour
Le ministre du Travail Eric Woerth quitte le palais de l'Elysée à Paris le 28 juillet 2010
PARIS (AFP) - Eric Woerth, "impatient" de s'expliquer sur les accusations qui le visent depuis plus d'un mois, a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin au ministère du Travail par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt. Evènement
Les policiers de la Brigade financière ont achevé vers 16H45 l'audition de M. Woerth, entamée peu avant 09H00 au ministère du Travail, situé rue de Grenelle (VIIe arrondissement), selon l'entourage du ministre, premier membre du gouvernement entendu par la justice depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007.
Son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, a indiqué à l'AFP qu'il allait tenir un court "point-presse" en fin d'après-midi dans la cour du ministère.
Autorisée depuis le 21 juillet par le Conseil des ministres, cette audition était attendue par le ministre, se disant "impatient" de dissiper les soupçons nés de la révélation à la mi-juin d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt et des accusations de Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire.
Présenté il y a encore quelques semaines comme Premier ministrable, M. Woerth, qui a annulé un déplacement en province prévu jeudi matin, s'est retrouvé sous le feu des critiques de l'opposition en pleine présentation du projet de loi réformant les retraites.

©AFP / Miguel Medina
Des journalistes devant le ministère du Travail à Paris au moment où le ministre Eric Woerth est entendu par la police le 29 juilllet 2010
Selon le parquet de Nanterre, qui dirige quatre enquêtes préliminaires dans le cadre de l'affaire Bettencourt, il devait être interrogé "sur tous les éléments qui intéressent les enquêteurs".
Il devait ainsi répondre aux accusations de financement politique occulte lancées par Mme Thibout. Cette ex-salariée, licenciée en 2008, affirme que le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé de retirer la somme de 150.000 euros début 2007, destinée selon elle à Eric Woerth, trésorier de l'UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Des accusations "tout simplement ridicules", a rétorqué M. de Maistre: son avocat, Me Pascal Wilhelm, a déclaré que le gestionnaire de fortune avait bien rencontré le trésorier de l'UMP mais en niant toute remise d'argent. De son côté, le ministre a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.

©AFP / Eric Feferberg
Eric Woerth monte dans sa voiture et quitte le palais de l'Elysée à Paris le 28 juillet 2010
Les enquêteurs se sont penchés sur le contenu de conversations tenues dans le bureau de Mme Bettencourt et enregistrées par son majordome entre mai 2009 et mai 2010. Elles suggèrent un possible conflit d'intérêts entre sa double casquette de trésorier de l'UMP et de ministre du Budget et l'embauche de sa femme par la société Clymène, gérant le patrimoine de l'héritière de L'Oréal.
Dans la tourmente, Eric Woerth a annoncé le 13 juillet qu'il renonçait à la fonction de trésorier, à dater du 30 juillet. Il avait quitté Bercy pour la rue de Grenelle en mars.
Durant sa garde à vue mi-juillet, Patrice de Maistre avait indiqué par ailleurs que, début 2007, le ministre lui avait "demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière". Florence Woerth était embauchée en novembre.
Eric Woerth assure qu'il n'a "jamais demandé quoi que ce soit qui concerne (son) épouse".
Enfin se pose la question d'un traitement fiscal favorable à l'égard de l'héritière de L'Oréal, qui a admis disposer de comptes en Suisse, "à régulariser", et d'une île aux Seychelles au statut flou.
Le ministre, qui a fait de la lutte contre la fraude fiscale son cheval de bataille lorsqu'il était à Bercy, a été blanchi par un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), dépendante de Bercy.
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Quelques exemples de contenus
Le Journal vidéo du jeudi 29 juillet 2010, édition de 18H00.
29/07 | 15h50 GMT

©afp.com
©afp.com
Le Journal vidéo du jeudi 29 juillet 2010, édition de 18H00. Durée: 01mn30sec

Vidéos Journal 18h
Le Journal vidéo du jeudi 29 juillet 2010, édition de ...JO de Londres: Jacques Rogge salue les progrès du site olympique
29/07 | 13h04 GMT

©AFPTV
©AFPTV
A deux ans des JO-2012 de Londres, Jacques Rogge, le président du Comité International Olympique, exprime sa satisfaction sur l'avancée du site olympique.

Vidéos International
JO de Londres: Jacques Rogge salue les progrès du site ...Athlétisme: après le triomphe de Lemaitre, au tour de Tamgho au triple saut ?
29/07 | 14h10 GMT

©AFP / Lluis Gene
Au lendemain du triomphe de Christophe Lemaitre sur 100 m, Teddy Tamgho, champion du monde en salle du triple saut, tente jeudi à Barcelone d'aller chercher un titre européen qui lui tend les bras.

©AFP / Lluis Gene
Le Français Teddy Tamgho lors des qualifications du triple saut aux championnats d'Europe de Barcelone le 27 juillet 2010
BARCELONE (AFP) - Au lendemain du triomphe de Christophe Lemaitre sur 100 m, Teddy Tamgho, champion du monde en salle du triple saut, tente jeudi à Barcelone d'aller chercher un titre européen qui lui tend les bras.
Tamgho, troisième meilleur performeur de l'histoire, avait fait une impression énorme mardi lors des qualifications avec un saut à 17,37 m en toute décontraction.
Son compatriote et ami, Benjamin Compaoré, également facilement qualifié, peut légitimement viser une médaille dans le stade des JO de 1992.
Les 9 Tricolores engagés dans les épreuves matinales des Championnats d'Europe, jeudi à Barcelone, se sont qualifiés.
A peine son sacre sur la ligne droite fêté, avec la colonie française mercredi soir, le Savoyard a rechaussé les pointes pour les séries du 200 m.
En total contrôle (1er de sa course en 20.64), il s'est toutefois montré mécontent.

©AFP / Miguel Riopa
Christophe Lemaitre, champion d'Europe du 100 m, le 28 juillet 2010 à Barcelone.
"C'était dur de se réveiller, a-t-il confié. Dans le virage j'étais +bof+ et dans la ligne droite je ne lève pas les genoux", a regretté le N.1 européen sur le demi-tour de piste, favori pour les demi-finales prévues en soirée (19h55).
Martial Mbandjock, médaillé de bronze du 100 m mercredi, a indiqué souffir des ischio-jambiers jeudi matin à Barcelone après les séries, douleur qui ne remet pas en cause sa participation aux demi-finales en soirée, selon la Fédération française.
David Alerte, le troisième Tricolore engagé, sera de la partie.
A la perche, Romain Mesnil, Renaud Lavillenie et Damiel Dossevi, respectivement 2e, 3e et 6e des Mondiaux-2009, ont confirmé qu'ils peuvent viser un triplé samedi en finale.
Lavillenie, grand favori pour le titre, et Mesnil ont "fait le plus dur", selon le premier cité, en franchissant la barre de qualifications automatique au 2e essai (5,65 m) tandis que Dossevi s'est satisfait d'un saut à 5,60 m suffisant pour être dans les 12 meilleurs.
©afp.com
Athlétisme: de l'or et du bronze pour la France au 100 m
Enfin, Ladji Doucouré, le champion du monde 2005 du 110 m haies, a lui aussi répondu présent.
Invité plus que sélectionné pour ce rendez-vous catalan, Doucouré va maintenant passer en "mode guerre" pour les demi-finales -et l'éventuel finale- vendredi.
Le détenteur du record de France (12.97) sera accompagné par Dimitri Bascou, vainqueur de sa série (13.65), et de Garfield Darien, deuxième de sa course (13.50).
Programme de la 3e journée des Championnats d'Europe d'athlétisme, jeudi à Barcelone (heure locale, GMT+2):
Matin
10h05: décathlon (110 m haies)
10h15: perche (qualifications/messieurs)
10h45: 110 m haies (1er tour/messieurs)
11h00: décathlon (disque)
11h30: 200 m (1er tour/messieurs)
12h30: triple saut (qualifications/dames)
14h15: décathlon (perche)
Après-midi
17h30: décathlon (javelot)
18h30: hauteur (messieurs)
18h45: 5000 m (1er tour/messieurs)
19h30: 400 m haies (demi-finales/messieurs)
19h40: triple saut (messieurs)
19h55: 200 m (demi-finales/messieurs)
20h20: 100 m (demi-finales/dames)
20h40: javelot (dames)
20h50: 800 m (Demi-finales/messieurs)
21h10: décathlon (1500 m)
21h45: 100 m (dames)

Sport
Athlétisme: après le triomphe de Lemaitre, au tour de Tamgho au ...Plastic Bertrand nie avoir avoué qu'il ne chantait pas "Ca plane pour moi"
29/07 | 10h09 GMT

©AFP/Archives / Stephane de Sakutin
L'artiste belge Plastic Bertrand a nié jeudi avoir avoué qu'il n'était pas l'interprète du tube de 1977 "Ca plane pour moi" et annoncé qu'il envisageait de porter plainte dans cette affaire.

©AFP/Archives / Stephane de Sakutin
Plastic Bertrand, le 21 juin 2003 sur le parvis de la Défense à Paris, lors d'un concert sur le thème des années 80.
PARIS (AFP) - L'artiste belge Plastic Bertrand a nié jeudi avoir avoué qu'il n'était pas l'interprète du tube de 1977 "Ca plane pour moi" et annoncé qu'il envisageait de porter plainte dans cette affaire.
Le journal belge Le Soir avait rapporté mercredi que le chanteur avait concédé lors d'une interview qu'il n'avait pas chanté ce titre, ni ses quatre premiers albums.
"Au bout de trois jours d'interviews, je lui ai dit (au journaliste du Soir): "Je t'avoue tout ce que tu veux mais qu'on me foute la paix", sur le ton de l'ironie", a affirmé Plastic Bertrand à la radio Europe 1.
"C'est une phrase faite en "off" avec de l'humour", a-t-il ajouté, soulignant qu'il n'avait "pas changé d'un iota" sa version des faits.
En outre, le chanteur belge, qui s'est dit "écoeuré", a prévenu qu'il envisageait de donner une suite judiciaire à cette affaire.
"Bien sûr que je vais porter plainte", a-t-il révélé, sans toutefois dévoiler quel serait le motif de son action. "C'est mon avocat qui choisira".
Interrogé sur l'expertise demandée par un tribunal belge, Plastic Bertrand a contesté qu'elle attribue l'interprétation de "Ca plane pour moi" à son producteur de l'époque, Lou Deprijk, comme ce dernier le soutient.
Le rapport "ne dit jamais que c'est Lou Deprijk qui chante", s'est agacé l'artiste belge, martelant que l'expertise faisait seulement valoir que c'était un Ch'ti ou un Picard qui chantait.




