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Syrie: le veto sino-russe à l'ONU provoque l'indignation
05/02 | 19h59 GMT
DAMAS (AFP) - Le veto sino-russe à l'ONU contre une résolution condamnant la répression en Syrie a provoqué dimanche l'indignation dans le monde arabe, en Occident et au sein de l'opposition syrienne, les violences dans le pays ne montrant aucun signe d'essoufflement.
DAMAS (AFP) - Le veto sino-russe à l'ONU contre une résolution condamnant la répression en Syrie a provoqué dimanche l'indignation dans le monde arabe, en Occident et au sein de l'opposition syrienne, les violences dans le pays ne montrant aucun signe d'essoufflement.
Les combats et la répression ont fait plus d'une centaine de morts en deux jours après les bombardements d'une violences inédite dans la nuit de vendredi à samedi à Homs (centre) où au moins 230 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de renforcer les sanctions contre Damas afin d'assécher les sources de financement et les livraisons d'armes du régime du président Bachar al-Assad.
"Nous démasquerons ceux qui financent encore le régime et envoient des armes qui sont utilisées contre des Syriens sans défense, dont des femmes et des enfants", a prévenu la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qualifiant le vote à l'ONU de "parodie".
A Paris, son homologue français, Alain Juppé, a assuré que l'Union européenne n'allait pas "rester les bras croisés" après cet échec diplomatique.
"Nous allons aider l'opposition syrienne à se structurer, à s'organiser, l'Europe va encore durcir les sanctions qui sont imposées au régime syrien et puis nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime sera obligé de constater qu'il est totalement isolé et qu'il ne peut pas continuer", a-t-il insisté.
La Russie, alliée de Damas qui a opposé samedi avec la Chine un veto à une résolution du Conseil de sécurité condamnant les violences en Syrie, a assuré avoir "l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" de la situation en Syrie.
Moscou a confirmé une visite mardi à Damas de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pour évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables".
L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 membres dont la Syrie, a regretté le double veto et mis en garde contre le risque de guerre civile.
Pour le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, il donne au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité".
Sur le terrain, les violences ont encore fait au moins 56 morts dimanche, dont une moitié de civils, a annoncé l'OSDH.
Au total, 23 des 28 victimes civiles ont été tuées à Homs (centre), ville rebelle encerclée et régulièrement visée depuis des mois par les forces du régime et où les habitants redoutaient un nouveau massacre dans la région après celui de la nuit de vendredi à samedi, selon des militants joints par l'AFP.
"Nous avions l'habitude des obus de mortier, mais aujourd'hui ils utilisent des lance-roquettes", a déclaré Omar Chaker, un militant de Homs.
Samedi, 48 morts personnes avaient péri, dont une moitié de civils, en plus du bombardement d'une violence inédite dans la nuit. Le régime a démenti tout raid et accusé l'opposition d'avoir incité à cette "attaque terroriste" pour influencer l'ONU.
En dépit de ce massacre qui a suscité l'écoeurement des capitales occidentales et arabes, la Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution.
Le texte, approuvé par les 13 autres membres du Conseil, condamnait les "violations flagrantes" des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la la Ligue arabe le 22 janvier.
C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de près de 11 mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants.
Téhéran, grand allié de la Syrie dans la région, a salué une position "juste" permettant de contrer "l'instrumentalisation" du Conseil de sécurité par l'Occident "pour ses actions d'intimidation et ses charges en solitaire contre d'autres nations".
Mais Pékin et Moscou se sont en revanche attirés de vives critiques des pays arabes et occidentaux et de l'opposition syrienne.
Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le double veto donnait "le droit de tuer" à M. Assad. Et le Premier ministre tunisien a appelé la communauté internationale à rompre ses relations diplomatiques avec Damas.
Le CNS a appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte. Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans jordaniens et syriens ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a annoncé que l'organisation panarabe comptait poursuivre ses efforts avec le régime syrien et avec l'opposition pour mettre fin aux violences en Syrie afin d'éviter une intervention militaire étrangère.
De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra. D'autres ont aussi exprimé leur colère devant les ambassades de Russie, comme à Tripoli et à Beyrouth.
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Syrie: le veto sino-russe à l'ONU provoque l'indignation
05/02 | 19h59 GMT
DAMAS (AFP) - Le veto sino-russe à l'ONU contre une résolution condamnant la répression en Syrie a provoqué dimanche l'indignation dans le monde arabe, en Occident et au sein de l'opposition syrienne, les violences dans le pays ne montrant aucun signe d'essoufflement.
DAMAS (AFP) - Le veto sino-russe à l'ONU contre une résolution condamnant la répression en Syrie a provoqué dimanche l'indignation dans le monde arabe, en Occident et au sein de l'opposition syrienne, les violences dans le pays ne montrant aucun signe d'essoufflement.
Les combats et la répression ont fait plus d'une centaine de morts en deux jours après les bombardements d'une violences inédite dans la nuit de vendredi à samedi à Homs (centre) où au moins 230 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de renforcer les sanctions contre Damas afin d'assécher les sources de financement et les livraisons d'armes du régime du président Bachar al-Assad.
"Nous démasquerons ceux qui financent encore le régime et envoient des armes qui sont utilisées contre des Syriens sans défense, dont des femmes et des enfants", a prévenu la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, qualifiant le vote à l'ONU de "parodie".
A Paris, son homologue français, Alain Juppé, a assuré que l'Union européenne n'allait pas "rester les bras croisés" après cet échec diplomatique.
"Nous allons aider l'opposition syrienne à se structurer, à s'organiser, l'Europe va encore durcir les sanctions qui sont imposées au régime syrien et puis nous allons essayer de faire monter cette pression internationale et il y a bien un moment où le régime sera obligé de constater qu'il est totalement isolé et qu'il ne peut pas continuer", a-t-il insisté.
La Russie, alliée de Damas qui a opposé samedi avec la Chine un veto à une résolution du Conseil de sécurité condamnant les violences en Syrie, a assuré avoir "l'intention de faire tout son possible pour une stabilisation rapide" de la situation en Syrie.
Moscou a confirmé une visite mardi à Damas de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pour évoquer la mise en place rapide de "réformes démocratiques indispensables".
L'Organisation de la coopération islamique (OCI), qui regroupe 57 membres dont la Syrie, a regretté le double veto et mis en garde contre le risque de guerre civile.
Pour le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, il donne au régime un "permis de tuer (...) dans l'impunité".
Sur le terrain, les violences ont encore fait au moins 56 morts dimanche, dont une moitié de civils, a annoncé l'OSDH.
Au total, 23 des 28 victimes civiles ont été tuées à Homs (centre), ville rebelle encerclée et régulièrement visée depuis des mois par les forces du régime et où les habitants redoutaient un nouveau massacre dans la région après celui de la nuit de vendredi à samedi, selon des militants joints par l'AFP.
"Nous avions l'habitude des obus de mortier, mais aujourd'hui ils utilisent des lance-roquettes", a déclaré Omar Chaker, un militant de Homs.
Samedi, 48 morts personnes avaient péri, dont une moitié de civils, en plus du bombardement d'une violence inédite dans la nuit. Le régime a démenti tout raid et accusé l'opposition d'avoir incité à cette "attaque terroriste" pour influencer l'ONU.
En dépit de ce massacre qui a suscité l'écoeurement des capitales occidentales et arabes, la Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution.
Le texte, approuvé par les 13 autres membres du Conseil, condamnait les "violations flagrantes" des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la la Ligue arabe le 22 janvier.
C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin empêchent le Conseil de sécurité de sortir de près de 11 mois de silence sur la Syrie, pendant lesquels la répression a fait au moins 6.000 morts selon les militants.
Téhéran, grand allié de la Syrie dans la région, a salué une position "juste" permettant de contrer "l'instrumentalisation" du Conseil de sécurité par l'Occident "pour ses actions d'intimidation et ses charges en solitaire contre d'autres nations".
Mais Pékin et Moscou se sont en revanche attirés de vives critiques des pays arabes et occidentaux et de l'opposition syrienne.
Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a estimé que le double veto donnait "le droit de tuer" à M. Assad. Et le Premier ministre tunisien a appelé la communauté internationale à rompre ses relations diplomatiques avec Damas.
Le CNS a appelé "les pays arabes et amis à prendre toutes les mesures économiques et diplomatiques" contre les pays ayant bloqué le texte. Faisant écho à cet appel, les Frères musulmans jordaniens et syriens ont appelé à boycotter les produits russes et chinois.
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a annoncé que l'organisation panarabe comptait poursuivre ses efforts avec le régime syrien et avec l'opposition pour mettre fin aux violences en Syrie afin d'éviter une intervention militaire étrangère.
De nombreux Syriens s'en sont pris à leurs ambassades à travers le monde pendant le week-end, en particulier au Caire, à Koweït, Athènes, Berlin, Londres et Canberra. D'autres ont aussi exprimé leur colère devant les ambassades de Russie, comme à Tripoli et à Beyrouth.
Monde
Syrie: le veto sino-russe à l'ONU provoque ...Neige et grand froid : quatre morts, 43 département toujours en alerte
05/02 | 18h19 GMT
LILLE (AFP) - La vague de froid qui touche la France depuis une semaine, et qui a provoqué la mort de quatre personnes, dont un SDF samedi probablement décédé d'hypothermie, semblait refluer légèrement dimanche soir, avec encore 43 département placés en alerte, contre 75 quelques heures plus tôt.
LILLE (AFP) - La vague de froid qui touche la France depuis une semaine, et qui a provoqué la mort de quatre personnes, dont un SDF samedi probablement décédé d'hypothermie, semblait refluer légèrement dimanche soir, avec encore 43 département placés en alerte, contre 75 quelques heures plus tôt.
Alors que dans la matinée toute la moitié ouest de la France avait été placée en vigilance "orange" pour "grand froid" et/ou "neige et verglas", seuls l'est, le centre et le sud-est de la France étaient encore concernés en fin de journée.
La vigilance à la neige et au verglas est maintenue lundi pour les Pyrénées-Orientales, Aude, Ariège, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne.
Le
froid
, qui a été très vif ce week-end, avec des températures de -19°C sous abri la nuit à Mulhouse, -18 à Aurillac ou -15 à Strasbourg, devrait également se poursuivre.
Samedi un SDF de 56 ans a été découvert mort, probablement d'hypothermie, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). La mort d'une deuxième SDF à Compiègne (Oise), attribuée dans un premier temps au froid, serait en fait due à un arrêt cardiaque sans lien avec une hypothermie.
Les équipes du Samu social, mobilisées dans le cadre du plan Grand Froid, ont été renforcées dans les grandes agglomérations, notamment Paris où 19 camions circulent -contre 9 normalement - pour venir en aide aux personnes en difficulté.
Samedi, un enfant de onze ans est décédé à Corcieux (Vosges) en jouant sur un lac gelé dont la glace a craqué. Vendredi, deux personnes âgées malades d'
Alzheimer
avaient été retrouvées mortes de froid, l'une près de Bitche (Moselle), l'autre près de Toulouse.
Les températures sont encore restées négatives toute la journée de dimanche sur une majeure partie du pays, provoquant une surconsommation énergétique, qui devrait atteindre un record lundi.
Le ministre de l'Economie François Baroin a assuré dimanche qu'il n'y avait pas actuellement de difficulté en termes d'approvisionnement en électricité.
Dimanche, une couche de neige pouvant atteindre plus de 10 cm a recouvert les départements de l'ouest, du Poitou-Charentes à l'Aquitaine, avant de se décaler progressivement vers la Normandie, le bassin parisien et le Pas-de-Calais.
Les flocons ont été particulièrement nombreux dans le Calvados (15 cm de neige), ainsi qu'en Corse du Nord - 20 cm entre Bastia et Ajaccio - et dans les Pyrénées. Des pluies verglaçantes ont également affecté dans la matinée le Maine-et-Loire, la Vendée, la Loire-Atlantique et l'Ille-et-Vilaine.
Aucun accident notable n'était à déplorer sur les routes.
En revanche, l'eau a été coupée pendant plusieurs heures à Port-Saint Louis du Rhône (Bouches-du-Rhône) et à Arras (Pas-de-Calais), en raison de ruptures de canalisations provoquées par le froid. Des milliers de personnes ont également subi des coupures de chauffage une bonne partie du week-end à Argenteuil en raison d'une panne.
Les intempéries ont enfin entraîné le report des matchs de foot Caen-Auxerre, Sochaux-Lille et Dijon-PSG.
Les conditions de circulation sont restés difficiles sur le réseau secondaire du Pas-de-Calais, en raison du verglas, et dans l'ouest, où plusieurs ralentissements importants ont été signalés dimanche.
Les restrictions de circulation pour les poids-lourds et les cars, émises samedi soir dans le Nord/Pas-de-Calais ont été levées dimanche midi, mais l'interdiction de dépassement pour les poids lourds de plus de 7,5 tonnes a été maintenue dans le Calvados et la Seine-Maritime.
Dans les grandes villes de l'ouest, de nombreuses perturbations ont été enregistrées dans les transports en commun, dont le trafic a même été interrompu à Tours, au Mans et à Caen.
Les TER circulaient difficilement dans le grand-Ouest, les retards ayant atteint 1h45 dans la matinée sur la ligne Caen-Tours.
Dans les aéroports, 36 vols ont été annulés à Toulouse, alors qu'Orly et Bordeaux-Mérignac subissaient de légers retards. Aéroports Paris (ADP) avait recommandé aux voyageurs de consulter leur compagnie aérienne avant de se déplacer.
Pour lundi, les transports scolaires ont d'ores et déjà été suspendus sur une large partie ouest du pays, de l'Aquitaine au Pas-de-Calais, ainsi qu'en Midi-Pyrénées et dans l'Aude.
France
Neige et grand froid : quatre morts, 43 département toujours en ...Le trafic aérien risque d'être perturbé lundi en France
05/02 | 20h15 GMT
PARIS (AFP) - Le trafic aérien risque d'être perturbé à partir de lundi et jusqu'à jeudi en raison d'un appel à la grève pour quatre jours de plusieurs organisations syndicales de personnels du transport aérien, dont le puissant syndicat des pilotes SNPL, qui refusent tout "service minimum".
PARIS (AFP) - Le trafic aérien risque d'être perturbé à partir de lundi et jusqu'à jeudi en raison d'un appel à la grève pour quatre jours de plusieurs organisations syndicales de personnels du transport aérien, dont le puissant syndicat des pilotes SNPL, qui refusent tout "service minimum".
"Le mouvement sera très suivi, dire combien, c'est toujours très compliqué mais il y aura du monde qui fera grève", a réaffirmé dimanche à l'AFP le président du SNPL, Yves Deshayes, constatant qu'il n'y a eu "aucune évolution sur les discussions".
Pourtant, la direction d'Air France indiquait dès vendredi soir qu'elle pourrait assurer "plus de 85%" des vols long courriers et surtout "plus de 80%" des vols court et moyen courriers, c'est-à-dire la France et l'Europe.
"En annonçant pouvoir assurer la quasi-totalité du programme (de vols, ndlr), la direction d'Air France néglige volontairement le fait que l'intégralité des syndicats de pilotes, d'hôtesses et stewards ainsi que la majorité des organisations professionnelles du personnel au sol appellent également à participer au mouvement", ont affirmé dimanche trois syndicats de pilotes de la compagnie, Alter, Spaf et UNPL.
De fait, outre les personnels navigants, toutes les autres catégories de l'aérien, agents en escale, ravitailleurs, bagagistes, etc..., ont été également invitées à se mobiliser. Un front commun inédit dans l'aérien, selon les syndicats.
"Je pense que ce pari d'Air France est très optimiste", a estimé Franck Mikula, président du syndicat d'hôtesses et stewards UNAC, affilié à la CFE-CGC.
L'ampleur du mouvement dépendra beaucoup de la mobilisation des pilotes. Philippe Sportès, secrétaire général du syndicat Unsa des hôtesses et stewards, le reconnaît ouvertement. "On compte énormément sur les pilotes", a-t-il dit.
Air France a pris la précaution d'avertir que les pourcentages de vols prévus pouvaient être revus en fonction du nombre de personnels qui se présenteront au travail, ceux-ci n'étant pas contraints de se déclarer grévistes.
Et Aéroports de Paris a conseillé aux voyageurs de bien s'informer auprès de leur compagnie.
Le
projet du gouvernement
, qui passe par une proposition de loi du député UMP des Bouches-du-Rhône Eric Diard, prévoit d'imposer aux grévistes l'obligation de se déclarer individuellement 48 heures à l'avance.
Il prévoit aussi un devoir d'information pour les compagnies avec des prévisions de trafic 24 heures à l'avance.
Ce texte est inspiré de ce qui existe dans les transports terrestres depuis 2007, notamment à la SNCF et la RATP, sociétés publiques, et appelé abusivement "service minimum", car il n'y a pas de réquisition de personnels.
La ministre des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé qu'il ne s'agissait pas d'"une atteinte au droit de grève".
Pour les syndicats ce projet va remettre en cause le droit de grève. "Il faudra se déclarer, il y aura des pressions hiérarchiques, ce sera inscrit dans le dossier professionnel (...). Très concrètement le salarié (de ces entreprises privées, ndlr) ne pourra plus faire grève", estime M. Sportès.
L'opposition au texte se juxtapose avec le mécontentement interne à Air France où nombre d'accords sociaux doivent être remis en cause, en vue d'un retour à la rentabilité.
"Vendredi lors d'un comité central d'entreprise ils vont rayer d'un trait de plume 40 années d'accords", a affirmé le président du SNPL.
"Air France ne traite pas mal ses salariés mais notre modèle est à bout de souffle", a déclaré dans le Journal du Dimanche le nouveau président de la compagnie, Alexandre de Juniac.
Economie/Finances
Le trafic aérien risque d'être perturbé lundi en ..."Toutes les civilisations ne se valent pas": Claude Guéant persiste
05/02 | 19h21 GMT
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a persisté dimanche dans son jugement que "toutes les civilisations de se valent pas", en dépit des critiques de la gauche voyant là une façon d'attirer des électeurs du Front national à moins de trois mois de la présidentielle.
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a persisté dimanche dans son jugement que "toutes les civilisations de se valent pas", en dépit des critiques de la gauche voyant là une façon d'attirer des électeurs du Front national à moins de trois mois de la présidentielle.
"Je ne regrette pas" ces propos "mais je regrette que certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi à la dignité du débat démocratique", a-t-il dit sur RTL.
Si Claude Guéant a assuré dans l'après-midi sur France Inter qu'il "ne vis(ait) aucune culture en particulier", il a pourtant choisi ses exemples dans l'islam, évoquant les prières de rue et le voile intégral, des pratiques selon lui "gênant(es)" pour les Français.
Trois heures plus tard, sur Europe 1, le ministre a critiqué "le relativisme" des socialistes qui ont refusé de voter l'interdiction de ces pratiques.
"Il n'y avait aucun objectif politicien dans mon propos", a-t-il pourtant assuré sur la même antenne. "Cela étant", a-t-il poursuivi, "si c'est l'occasion pour les Français de se déterminer entre deux familles politiques, qui n'abordent pas la vision d'avenir de notre société de la même manière, eh bien c'est une bonne chose."
Samedi soir, M. Guéant avait déclenché une polémique pour avoir déclaré, devant l'association d'étudiants de droite Uni, que "contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas".
"Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient", avait-il argumenté, ajoutant : "Celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité, nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique".
Le numéro 2 du PS Harlem Désir y avait vu "la provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN" et SOS Racisme avait dit "espérer un démenti urgent" des propos.
Au contraire, M. Guéant a été soutenu dimanche par plusieurs membres de la majorité.
"Dire que le respect de la personne, dire que le refus de la violence, dire que le refus de la peine de mort par exemple hiérarchisent des comportements, des cultures, des civilisations me paraît d'une banalité totale", a abondé le ministre de la Défense, Gérard Longuet.
Comme on lui demandait s'il s'agissait "des sociétés musulmanes notamment", M. Longuet a répondu : "Pas toutes, l'islam est polymorphe dans le temps et dans l'espace et s'il y a des sectes minoritaires, il y a un islam débonnaire et bon enfant qui est tout à fait à l'image de ce qu'est le protestantisme ou le catholicisme dans d'autres parties du monde".
Claude Guéant ne dit que "des choses évidentes", a renchéri Arno Klarsfeld. "Si la gauche veut faire campagne sur le fait que le nazisme hitlérien ou les talibans valent la civilisation française ou britannique, qu'ils le fassent", s'est agacé le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii).
En réaction, un porte-parole de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a estimé que "théoriser le conflit des civilisations, c'est diviser et abaisser la République".
"De droite comme de gauche, tous les Français attachés aux valeurs républicaines attendent maintenant un signe : M. Sarkozy doit impérativement rappeler à l'ordre son ministre dans les heures qui viennent", a demandé un autre socialiste, Claude Bartolone.
Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples a lui "décerné le triple A de l'escalade xénophobe" au ministre.
Ces derniers mois, M. Guéant a déjà suscité la controverse sur des sujets connexes, déclarant notamment en avril que l'augmentation du nombre de fidèles musulmans posait "problème", ou en mai que "les deux tiers des échecs scolaires, c'est l'échec d'enfants d'immigrés".
Politique
"Toutes les civilisations ne se valent pas": Claude Guéant ...Facebook: les petits porteurs auront une part du gâteau chère et tardive
05/02 | 18h47 GMT
NEW YORK (AFP) - Les petits porteurs séduits par les promesses du site internet Facebook pourront chercher leur part du gâteau sur le tard, le jour où la cotation de l'entreprise sera publique, alors que des investisseurs fortunés profitent déjà de transactions officieuses depuis trois ans.
NEW YORK (AFP) - Les petits porteurs séduits par les promesses du site internet Facebook pourront chercher leur part du gâteau sur le tard, le jour où la cotation de l'entreprise sera publique, alors que des investisseurs fortunés profitent déjà de transactions officieuses depuis trois ans.
Facebook, qui a enclenché sa procédure d'entrée en Bourse mercredi, dans la perspective d'une cotation publique dans quelques mois, aura attendu huit ans pour offrir ses parts aux petits porteurs.
Mais depuis 2008, tout un cercle d'investisseurs relativement fortunés inscrits sur des marchés privés comme SecondMarket et SharesPost, réservés à ceux qui ont au moins 200.000 dollars de revenus annuels depuis trois ans, et/ou un patrimoine d'un million de dollars (hors résidence principale), pouvaient déjà se servir.
"C'était une société qui se cotait sous le manteau, il y avait les +happy few+ qui avaient les comptes, et les autres qui essayaient d'y accéder, ou de parier dessus mais à l'aveugle", résume Virginie Lazès, directrice associée à la banque d'affaires Bryan Garnier.
"C'est ceux qui ont gardé leurs titres, et qui vont les vendre une fois que la cotation sera faite, qui auront fait la meilleure affaire", ajoute-t-elle.
Durant cette période, certains investisseurs ayant pu mettre la main sur des titres cédés soit par des employés ou anciens employés du site, soit par des investisseurs des premiers jours, ont en effet déjà pu faire fortune: la valorisation de Facebook tournait à 10 milliards de dollars quand la société Digital Sky Technology y a investi au printemps 2009, alors que, de source informée, on évoquait vendredi une valorisation à 94 milliards de dollars dans les échanges les plus récents sur les marchés privés.
De nombreux analystes estiment que la valorisation tournera autour de 100 milliards de dollars au moment de l'entrée en Bourse.
De quoi se demander s'il n'est pas déjà trop tard pour apporter sa mise.
"Normalement, une introduction en Bourse marque le début d'une croissance supplémentaire à venir", déclare Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research, alors que dans le cas de Facebook, la croissance reflue déjà.
"Nous prévoyons que le taux de croissance du nombre de nos utilisateurs et de notre chiffre d'affaires va décliner avec le temps", a prévenu l'entreprise dans son document boursier, précisant que "le chiffre d'affaires annuel a progressé de 154% entre 2009 et 2010 et 88% entre 2010 et 2011".
Evoquant une "Facebook fatigue", M. Chowdhry estime que "c'est un bon investissement à 35 ou 45 milliards de dollars, mais pas à 100 milliards, et déjà à 65, ce serait pousser".
De fait, il s'agirait d'une multiplication par 27 du chiffre d'affaires réalisé en 2011 alors que Google, par exemple, a une capitalisation boursière représentant environ 5 fois son chiffre d'affaires.
Mais pour Mme Lazès, qui fait partie de ceux qui estiment que Facebook a déjà pu prouver son modèle d'entreprise tout en gardant "le potentiel éventuel de détrôner Google dans 2-3 ans", les petits porteurs qui se laisseront séduire par la notoriété de Facebook feront "un pari qui n'est pas absurde" sur la hausse du titre.
"C'est ce qui se disait quand Google est entré en Bourse", note aussi l'analyste Lou Kerner, de SecondShares.com. Google a offert ses premières actions au public à 85 dollars. Elles cotaient à plus de 596 dollars vendredi.
En attendant, le précédent Facebook aura prouvé l'utilité des marchés officieux pour permettre à de jeunes sociétés de grandir à l'abri des regards du public, "en attendant ou au lieu d'être cotées", sans se préoccuper de satisfaire les investisseurs individuels, remarque la direction de SecondMarket.
"Cela permet aux entreprises de ne pas emprunter la voie de l'entrée en Bourse et d'attendre d'être suffisamment mûres, afin que leur entrée en Bourse soit réussie", a déclaré son patron fondateur Barry Silbert au New York Times.
High Tech
Facebook: les petits porteurs auront une part du gâteau chère et ...Grèce: un des principaux débiteurs de l'Etat est... un berger sans le sou
05/02 | 12h49 GMT
ATHENES (AFP) - Un berger crétois sans le sou est l'un des principaux débiteurs de l'Etat grec si l'on en croit une liste officielle, a rapporté dimanche un journal grec pour illustrer la difficulté qu'aura Athènes à récupérer l'argent qui lui est dû.
ATHENES (AFP) - Un berger crétois sans le sou est l'un des principaux débiteurs de l'Etat grec si l'on en croit une liste officielle, a rapporté dimanche un journal grec pour illustrer la difficulté qu'aura Athènes à récupérer l'argent qui lui est dû.
Stelios Parasyris, âgé de 65 ans, avait frauduleusement empoché, il y a 17 ans, 30 millions de drachmes, l'équivalent de 88.000 euros, mais entre amendes, pénalités et intérêts, il devrait maintenant à l'Etat, selon la liste publiée le mois dernier par le ministère des Finances, 10,8 millions d'euros.
"Si tous les gens sur la liste sont aussi pauvres que moi, je ne vois guère d'avenir pour ce pays", a déclaré au journal Ethnos ce père de cinq enfants et propriétaire d'une cinquantaine de moutons, qui affirme avoir déjà remboursé l'équivalent de trois fois ce qu'il avait détourné.
Le ministère a nommé publiquement en janvier plus de 4.000 personnes et 6.000 sociétés (dont la plupart n'existent plus) qui à eux tous doivent à l'Etat plus de 30 milliards d'euros.
Près de 500 personnes font l'objet d'un mandat d'arrêt pour ce motif, mais la plupart de ceux qui ont été arrêtés ont été libérés sous caution ou condamnés à des peines minimes.
La dette publique de la Grèce s'élève à plus de 350 milliards d'euros.



