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Froid sur l'Europe: près de 500 morts, l'Italie et les Balkans très perturbés
08/02 | 18h38 GMT
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe, avec un bilan de près de 500 morts en une dizaine de jours, la majorité dans l'est, et affectait notablement les Balkans et l'Italie.
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe, avec un bilan de près de 500 morts en une dizaine de jours, la majorité dans l'est, et affectait notablement les Balkans et l'Italie.
En Ukraine, le pays le plus touché avec 136 décès déjà enregistrés mardi (dont 112 morts directement du froid selon les derniers chiffres officiels), d'importantes chutes de neige ont perturbé la circulation dans le sud, bloquant des centaines d'automobilistes.
Les températures pourraient descendre jusqu'à -30 degrés Celsius en fin de semaine, selon les services météorologiques.
En Pologne, le nombre des décès par hypothermie s'élève désormais à 74, avec six morts de plus en 24 heures, a annoncé la police. Il faut y ajouter une cinquantaine de morts dues à des poêles défectueux, provoquant asphyxie au monoxyde de carbone et incendies.
En Russie, où les températures mercredi étaient proches de -22°C à Moscou et approchaient -34°C en Iakoutie (Sibérie orientale), le froid a tué au moins 110 personnes cette année, dont 46 depuis début février, selon les données du ministère de la Santé.
Ces chiffres n'incluent pas les enfants âgés de moins de 18 ans et ne précisent pas si ces morts ont été enregistrées dans la partie européenne ou asiatique du pays, et doivent donc être comptés à part.
Le froid a tué 23 personnes en Lituanie, 10 en Lettonie et une en Estonie.
En République tchèque, le bilan est de 24 morts. On compte trois morts en Slovaquie.
En Roumanie, trois décès causés par hypothermie ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, et le bilan depuis le 24 janvier atteint 41 morts.
En Bulgarie, le bilan de la vague de froid qui sévit depuis deux semaines et des inondations du 6 février était mercredi de 28 morts.
Quatre morts ont été découverts sous la neige dans la région de Pernik (ouest), portant à 20 le nombre des décès causés par le froid, et une journée de deuil national a été décrétée à la mémoire des huit victimes des inondations dans le sud-est.
Des tempêtes de neige violentes sévissaient toujours dans la plaine du Danube, dans le nord-est, où tout trafic était suspendu.
Les écoles devraient rester fermées dans tout le pays de mercredi à la fin de la semaine à cause des chutes de neige, qui devraient être suivies par un nouveau froid sibérien, avec des températures descendant jusqu'à -20 degrés, selon les services météorologiques.
Deux personnes sont mortes de froid en Serbie, deux en Bosnie et une en Albanie, ce qui porte à 25 le nombre de victimes dans les Balkans : douze en Serbie, sept en Bosnie, trois en Croatie, un au Monténégro, un en Macédoine et un en Albanie.
Plus de 70.000 personnes sont isolées par la neige depuis plusieurs jours dans des villages reculés en Serbie, en Croatie, en Bosnie, en Macédoine et au Monténégro.
Le trafic fluvial est interrompu sur des centaines de kilomètres dans la partie serbe du Danube.
En Bosnie, où les températures sont descendues jusqu'à -20°C, plus de 15.000 foyers étaient privés d'électricité dans la région de Mostar (sud). Des opérations héliportées étaient en cours pour approvisionner des bourgades isolées en vivres et en médicaments.
En Grèce, le bilan depuis le début de la vague de froid atteignait mercredi cinq morts, après le décès d'un sans-logis à Patras, dans le Péloponnèse.
En Hongrie, trois personnes sont mortes d'hypothermie, ce qui porte à 16 le bilan des décès depuis le début de la vague de froid vendredi dernier, selon les services de secours.
En Autriche, un retraité de 70 ans a été trouvé mort gelé devant sa maison en Styrie (sud). Le bilan s'élèverait à cinq morts depuis le début de la vague de froid.
En Allemagne, où le bilan non officiel est toujours de quatre morts, de nouvelles chutes de neige sont prévues pour ce week-end.
Un homme est mort samedi aux Pays-Bas.
En France, le bilan national est d'au moins cinq morts.
En Italie, où la situation reste critique dans plusieurs régions, le bilan était mercredi de 43 morts depuis le 1er février, après trois nouveaux décès dont ceux de deux personnes mortes d'infarctus dans les Marches (sud-est) alors qu'elles cherchaient à dégager leur voiture et leur maison de la neige.
A Turin, le gel a fait éclater des conduites qui ont inondé quatre stations de métro.
Ailleurs, la situation restait difficile, même dans le sud, couvert de neige, laquelle fait jusqu'à trois mètres d'épaisseur dans la Basilicate. De nouvelles chutes de neige étaient annoncées sur toute la façade adriatique.
Le pape Benoît XVI a appelé mercredi les fidèles et les organisations catholiques à venir en aide aux victimes du froid en Europe. Lors de l'audience générale hebdomadaire au Vatican, le pape a encouragé "à la solidarité afin que les personnes touchées par ces événements tragiques soient secourues avec générosité".
En Suisse, le redoux a commencé en altitude mais le froid et la bise vont continuer d'affecter les plaines.
La vague de froid touche aussi le nord de l'Afrique, particulièrement l'Algérie, où le bilan atteignait mercredi 29 morts, selon les autorités. Des axes routiers restaient coupés et des villages isolés par la neige en Kabylie, dans le nord-est du pays.
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Froid sur l'Europe: près de 500 morts, l'Italie et les Balkans très perturbés
08/02 | 18h38 GMT
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe, avec un bilan de près de 500 morts en une dizaine de jours, la majorité dans l'est, et affectait notablement les Balkans et l'Italie.
KIEV (AFP) - Un froid glacial avec de fortes chutes de neige et des vents violents persistait mercredi sur l'Europe, avec un bilan de près de 500 morts en une dizaine de jours, la majorité dans l'est, et affectait notablement les Balkans et l'Italie.
En Ukraine, le pays le plus touché avec 136 décès déjà enregistrés mardi (dont 112 morts directement du froid selon les derniers chiffres officiels), d'importantes chutes de neige ont perturbé la circulation dans le sud, bloquant des centaines d'automobilistes.
Les températures pourraient descendre jusqu'à -30 degrés Celsius en fin de semaine, selon les services météorologiques.
En Pologne, le nombre des décès par hypothermie s'élève désormais à 74, avec six morts de plus en 24 heures, a annoncé la police. Il faut y ajouter une cinquantaine de morts dues à des poêles défectueux, provoquant asphyxie au monoxyde de carbone et incendies.
En Russie, où les températures mercredi étaient proches de -22°C à Moscou et approchaient -34°C en Iakoutie (Sibérie orientale), le froid a tué au moins 110 personnes cette année, dont 46 depuis début février, selon les données du ministère de la Santé.
Ces chiffres n'incluent pas les enfants âgés de moins de 18 ans et ne précisent pas si ces morts ont été enregistrées dans la partie européenne ou asiatique du pays, et doivent donc être comptés à part.
Le froid a tué 23 personnes en Lituanie, 10 en Lettonie et une en Estonie.
En République tchèque, le bilan est de 24 morts. On compte trois morts en Slovaquie.
En Roumanie, trois décès causés par hypothermie ont été enregistrés dans les dernières 24 heures, et le bilan depuis le 24 janvier atteint 41 morts.
En Bulgarie, le bilan de la vague de froid qui sévit depuis deux semaines et des inondations du 6 février était mercredi de 28 morts.
Quatre morts ont été découverts sous la neige dans la région de Pernik (ouest), portant à 20 le nombre des décès causés par le froid, et une journée de deuil national a été décrétée à la mémoire des huit victimes des inondations dans le sud-est.
Des tempêtes de neige violentes sévissaient toujours dans la plaine du Danube, dans le nord-est, où tout trafic était suspendu.
Les écoles devraient rester fermées dans tout le pays de mercredi à la fin de la semaine à cause des chutes de neige, qui devraient être suivies par un nouveau froid sibérien, avec des températures descendant jusqu'à -20 degrés, selon les services météorologiques.
Deux personnes sont mortes de froid en Serbie, deux en Bosnie et une en Albanie, ce qui porte à 25 le nombre de victimes dans les Balkans : douze en Serbie, sept en Bosnie, trois en Croatie, un au Monténégro, un en Macédoine et un en Albanie.
Plus de 70.000 personnes sont isolées par la neige depuis plusieurs jours dans des villages reculés en Serbie, en Croatie, en Bosnie, en Macédoine et au Monténégro.
Le trafic fluvial est interrompu sur des centaines de kilomètres dans la partie serbe du Danube.
En Bosnie, où les températures sont descendues jusqu'à -20°C, plus de 15.000 foyers étaient privés d'électricité dans la région de Mostar (sud). Des opérations héliportées étaient en cours pour approvisionner des bourgades isolées en vivres et en médicaments.
En Grèce, le bilan depuis le début de la vague de froid atteignait mercredi cinq morts, après le décès d'un sans-logis à Patras, dans le Péloponnèse.
En Hongrie, trois personnes sont mortes d'hypothermie, ce qui porte à 16 le bilan des décès depuis le début de la vague de froid vendredi dernier, selon les services de secours.
En Autriche, un retraité de 70 ans a été trouvé mort gelé devant sa maison en Styrie (sud). Le bilan s'élèverait à cinq morts depuis le début de la vague de froid.
En Allemagne, où le bilan non officiel est toujours de quatre morts, de nouvelles chutes de neige sont prévues pour ce week-end.
Un homme est mort samedi aux Pays-Bas.
En France, le bilan national est d'au moins cinq morts.
En Italie, où la situation reste critique dans plusieurs régions, le bilan était mercredi de 43 morts depuis le 1er février, après trois nouveaux décès dont ceux de deux personnes mortes d'infarctus dans les Marches (sud-est) alors qu'elles cherchaient à dégager leur voiture et leur maison de la neige.
A Turin, le gel a fait éclater des conduites qui ont inondé quatre stations de métro.
Ailleurs, la situation restait difficile, même dans le sud, couvert de neige, laquelle fait jusqu'à trois mètres d'épaisseur dans la Basilicate. De nouvelles chutes de neige étaient annoncées sur toute la façade adriatique.
Le pape Benoît XVI a appelé mercredi les fidèles et les organisations catholiques à venir en aide aux victimes du froid en Europe. Lors de l'audience générale hebdomadaire au Vatican, le pape a encouragé "à la solidarité afin que les personnes touchées par ces événements tragiques soient secourues avec générosité".
En Suisse, le redoux a commencé en altitude mais le froid et la bise vont continuer d'affecter les plaines.
La vague de froid touche aussi le nord de l'Afrique, particulièrement l'Algérie, où le bilan atteignait mercredi 29 morts, selon les autorités. Des axes routiers restaient coupés et des villages isolés par la neige en Kabylie, dans le nord-est du pays.
Monde
Froid sur l'Europe: près de 500 morts, l'Italie et les Balkans très ...Froid: 53 départements en vigilance orange, nouveau record de consommation électrique
08/02 | 19h18 GMT
STRASBOURG (AFP) - Un nouveau record de
STRASBOURG (AFP) - Un nouveau record de
La consommation d'électricité a atteint un sommet de 101.700 mégawatts (MW) à 19H00, selon des données révisées mises en ligne par RTE, la filiale d'EDF qui gère le réseau national de lignes à haute tension. Le précédent record (100.500 mégawatts) datait de mardi soir à la même heure de pointe.
EDF et les autorités ont assuré que ce pic ne provoquerait pas de "black-out" national. Mais pour éviter tout problème, des appels à réduire l'utilisation de l'électricité ont tout de même été maintenus en Bretagne.
Dans le Var et les Alpes-Maritimes, régions également sujettes à des risques de coupures du fait de fragilités internes, la situation était redevenue normale mercredi.
La consommation de gaz naturel en France a également atteint un nouveau record mardi, à 3.395 gigawatts-heure, dépassant ainsi son précédent pic historique de 3.232 gigawatts-heure atteint la semaine dernière, selon le réseau gazier GRTgaz.
Météo France a maintenu mercredi 53 départements en vigilance orange: les régions Alsace, Auvergne, Bourgogne, Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Limousin, Lorraine, Rhône-Alpes ainsi que les départements de l'Ariège, Aude, Aveyron, Charente, Dordogne, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Deux-Sèvres, Tarn, Tarn-et-Garonne et Vienne. L'alerte a en revanche été levée dans l'après-midi pour l'Aisne et le Nord.
Dans les départements concernés par l'alerte, "les températures seront à nouveau très basses dans la nuit de mercredi à jeudi, comprises entre -10 et -15 degrés, avec des vents restant sensibles, accentuant la sensation de froid", a indiqué Météo France.
Selon Météo France, un répit relatif pourrait intervenir jeudi, avant une nouvelle baisse des températures la nuit suivante dans un grand quart nord-est.
Les transports scolaires seront perturbés dans de nombreux départements de l'Ouest et du Sud-Ouest mais le Plan neige ou verglas en Ile-de-France, au niveau 2 (veille renforcée) depuis le 3 février, est de son côté repassé mercredi au niveau 1.
Cet épisode de froid polaire a fait au moins cinq morts en France depuis une semaine: un SDF dans le Val-de-Marne, deux malades d'Alzheimer à Toulouse et en Moselle, un enfant de 12 ans tombé dans un lac gelé dans les Vosges, et un malade psychiatrique de 54 ans dans le Cher.
Les conséquences du froid ont également été fatales pour un enfant de quatre ans, mort dans l'Hérault après l'incendie d'une caravane à cause d'un poêle à bois, et pour un homme de 52 ans, intoxiqué au monoxyde de carbone en raison d'une chaudière défectueuse en Côte d'Or.
A Toulouse, la situation revenait lentement à la normale pour 11.000 habitants du quartier populaire du Mirail, privés de chauffage depuis lundi soir à cause d'une fuite du réseau urbain.
Alors que le gouvernement a ordonné la semaine dernière l'ouverture des hébergements d'urgence 24 heures sur 24, tous les jours, week-end compris, les responsables de la mosquée de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) ont décidé d'ouvrir leur lieu de culte aux personnes dans le besoin, pas forcément des fidèles musulmans.
Par ailleurs Marseille, a suspendu les mises en lumière de ses principaux monuments et sites publics: "Seule la statue de la Vierge de Notre Dame de la Garde, qui veille sur la ville, restera éclairée", a indiqué la ville dans un communiqué.
Mais la vague de froid fait aussi des heureux. Les producteurs de légumes d'hiver, tels que les carottes, poireaux, choux et navets, s'attendent à une augmentation des prix de leurs produits dans les jours prochains. La société Damart, qui commercialise depuis 1953 le tee-shirt thermorégulant Thermolactyl, a pour sa part annoncé que le cap des 300 millions d'exemplaires vendus avait été franchi mercredi.
France
Froid: 53 départements en vigilance orange, nouveau record de consommation ...Grèce: les trois partis gouvernementaux face au dilemne de la rigueur
08/02 | 18h59 GMT
ATHENES (AFP) - Le Premier ministre grec Lucas Papademos tentait mercredi soir d'obtenir le soutien des chefs des trois partis représentés dans son gouvernement au plan détaillant les nouveaux efforts de rigueur réclamés à la Grèce par ses créanciers en échange d'un deuxième renflouement.
ATHENES (AFP) - Le Premier ministre grec Lucas Papademos tentait mercredi soir d'obtenir le soutien des chefs des trois partis représentés dans son gouvernement au plan détaillant les nouveaux efforts de rigueur réclamés à la Grèce par ses créanciers en échange d'un deuxième renflouement.
Sans cesse ajournée depuis lundi, et retardée toute la journée, la réunion, débutée à 15h00 GMT avec le socialiste Georges Papandréou, le conservateur Antonis Samaras et le leader d'extrême droite Georges Karatzaferis se poursuivait vers 18H30 GMT.
Les dirigeants de la coalition sont censés donner leur assentiment aux 50 pages de l'avant-projet d'accord finalisé dans la nuit par M. Papademos et la troïka représentant les bailleurs de fonds publics du pays (UE, BCE et FMI).
Dans la soirée, le commentateur de la télévision Mega estimait que les dirigeants politiques ont découvert un texte "beaucoup plus dur que ce à quoi ils s'attendaient", et croyait savoir que le Premier ministre avait téléphoné en cours de réunion au commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn.
Aucune confirmation n'était immédiatement disponible de source officielle.
Le texte "présente les grandes lignes des nouvelles mesures" dont les créanciers de la Grèce exigent l'adoption pour débloquer un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros susceptible d'éviter une faillite annoncée de la Grèce en mars.
"L'accord de principe" que MM. Papandréou, Samaras et Karatzaféris sont censés donner à cette nouvelle cure de rigueur est attendu fiévreusement par les partenaires de la Grèce exaspérés par plusieurs jours d'atermoiements politiques autour des mesures en jeu.
Immédiatement après le début de la réunion, les créanciers publics ont fait savoir qu'une réunion de l'Eurogroupe se tiendrait jeudi à 18H00 à Bruxelles, et le comité des créanciers privés qu'ils se retrouveraient jeudi également à Paris "pour examiner le contenu des entretiens avec les acteurs publics".
De fait, si les partis finissent par donner leur accord, ce programme de réformes doit être déposé dès vendredi au parlement, où la coalition gouvernementale dispose théoriquement de 255 voix sur 300, en vue d'un vote d'urgence prévu pour dimanche selon l'Ana.
Selon les dernières fuites, le train de mesures prévoit une baisse de 22% du salaire minimum ainsi ramené autour de 586 euros bruts sur 14 mois, des coupes de l'ordre de 15% dans les retraites complémentaires, des baisses de salaires dans les entreprises d'intérêt public et 15.000 suppressions d'emplois dans l'année dans le secteur public.
Le contreseing grec doit permettre le déblocage de 130 milliards d'euros dont l'octroi a été décidé fin octobre, moyennant cette cure durcissant des mesures déjà adoptées en contrepartie d'un premier prêt UE-FMI de 110 milliards en mai 2010. Sans cette nouvelle aide, la Grèce s'expose au défaut de paiement le 20 mars, à l'expiration de 14,5 milliards d'obligations.
Les conséquences sociales seront douloureuses dans un pays qui entame sa cinquième année de récession. Les syndicats ont appelé à des manifestations à Athènes jeudi soir, deux jours après une grève générale de 24H qui a fait battre le pavé à quelque 20.000 manifestants.
Le prix politique s'annonce aussi élevé pour des partis qui se préparent à des élections législatives anticipées en mars ou avril. C'est aussi la raison pour laquelle la troïka des créanciers souhaite avoir leur engagement explicite à poursuivre le programme.
Actuellement, la Nouvelle démocratie (droite) mène dans les sondages.
Le temps presse pour la Grèce qui a promis d'aborder la semaine prochaine l'autre volet de cette négociation internationale à plusieurs niveaux : l'opération d'effacement par les créanciers privés de 100 milliards de dettes grecques, quasi-finalisée fin janvier à l'issue de tractations entre Athènes et les créanciers privés de la Grèce, représentés par l'Institut de la finance internationale (IFF)
Selon le quotidien financier Naftemporiki, les derniers détails de ce PSI ("private sector involvement") ont été réglés au cours d'une rencontre mardi soir entre M. Papademos et les patrons de l'IIF à Athènes.
Ce qui a permis à M. Juncker de saluer des "avancées" dans les discussions, "notamment en ce qui concerne l'implication du secteur privé".
Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, avait indiqué que cet accord serait également soumis au vote du Parlement, avant le lancement au plus tard le 15 février de l'offre publique pour l'échange de titres, censé dégonfler la dette du pays à environ 120% du PIB en 2020 -au lieu de 160% actuellement- au prix de pertes réelles d'environ 70% pour les banques et les fonds.
Economie/Finances
Grèce: les trois partis gouvernementaux face au dilemne de la ...La longue journée d'Eric Woerth au tribunal de Bordeaux
08/02 | 20h02 GMT
BORDEAUX (AFP) - L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth, a passé toute la journée de mercredi au tribunal de Bordeaux pour y être entendu sur de possibles faits de financement illégal de parti politique dénoncés par l'ancienne comptable des Bettencourt et il paraissait s'y trouver toujours vers 21h00.
BORDEAUX (AFP) - L'ancien ministre et ex-trésorier de l'UMP, Eric Woerth, a passé toute la journée de mercredi au tribunal de Bordeaux pour y être entendu sur de possibles faits de financement illégal de parti politique dénoncés par l'ancienne comptable des Bettencourt et il paraissait s'y trouver toujours vers 21h00.
M.
Woerth
est arrivé à 09h00 dans une voiture avec chauffeur et vitres fumées qui s'est engouffrée dans le Palais de Justice, sous protection policière. Cette voiture, une Citroën C6 qui avait été déjà vue la veille par des journalistes, sans passagers, en train de manoeuvrer dans la cour du Palais de Justice, est ressortie à la mi-journée précédée d'une voiture de police, et revenue vers 14h00, sans doute après une pause-déjeuner, et sans qu'à aucun moment les journalistes puissent apercevoir davantage que la cravate de M. Woerth. Seules quelques sources proches du dossier ont confirmé qu'il était bien dans la voiture.
A 19H37, le procureur de la République Claude Laplaud a donné la première confirmation officielle de sa présence en envoyant un courriel à la presse indiquant : "Convoqué ce jour à 9H30, M. Eric Woerth est actuellement toujours entendu par les magistrats instructeurs. Il n'est pas possible à cette heure de vous donner des indications sur l'heure prévisible d'achèvement de cette audition. Un communiqué de presse vous sera envoyé ultérieurement, dans la soirée".
M. Woerth doit répondre des accusations formulées contre lui par l'ancienne comptable des Bettencourt, Claire Thibout, qui a affirmé avoir remis en janvier 2007 à l'ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, et à la demande de celui-ci, 50.000 euros en liquide dont elle a dit avoir compris qu'ils étaient destinés à M. Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.
Mme Thibout avait également avancé qu'elle pensait que 100.000 autres euros, également destinés à M. Woerth pour cette campagne, avaient été retirés par M. de Maistre sur des comptes des Bettencourt en Suisse.
Cette audition, qui se déroule à deux mois de la présidentielle, n'a pourtant provoqué aucune réaction dans les milieux politiques.
M. Woerth pourrait, selon une source proche du dossier, être mis en examen aussi pour recel d'abus de faiblesse aux dépens de Liliane Bettencourt. En effet, une expertise médicale réalisée en juin sur l'héritière de l'Oréal, âgée de 89 ans, montre qu'elle souffre de problèmes cérébraux depuis septembre 2006.
Une information judiciaire est également ouverte à Bordeaux pour trafic d'influence actif commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public.
Elle vise les relations entre MM. de Maistre et Woerth, qui se sont connus en 2006, alors, comme l'a expliqué lui-même à la police en juillet 2010 M. Woerth, que M. de Maistre se demandait comment lui et les Bettencourt pouvaient aider l'UMP.
M. Woerth a affirmé lui avoir simplement communiqué le montant légal des dons, 7.500 euros par personne.
Par la suite, alors que M. Woerth était ministre du Budget, les deux hommes avaient poursuivi leurs relations, M. Woerth permettant à M. de Maistre d'obtenir la Légion d'Honneur en 2008, tandis que Mme Woerth était embauchée chez Clymène, société chargée d'administrer la fortune de Mme Bettencourt, et dirigée par M. de Maistre.
Ce dernier a été mis en examen le 15 décembre à Bordeaux pour abus de faiblesse, complicité d'abus de confiance et escroquerie aggravés, ainsi que pour blanchiment, des faits distincts du financement politique.
Une enquête visant M. Woerth, député-maire de Chantilly (Oise), est par ailleurs ouverte devant la Cour de Justice de la République pour prise illégale d'intérêt. Elle vise les conditions dans lesquelles il a autorisé en mars 2010 la vente, à un prix jugé beaucoup trop bas par certains experts, d'une parcelle de 57 hectares de la forêt de Compiègne à la Société des courses de Compiègne.
Politique
La longue journée d'Eric Woerth au tribunal de ...Nokia va supprimer 4.000 emplois en Finlande, Hongrie, Mexique
08/02 | 16h43 GMT
HELSINKI (AFP) - Le groupe finlandais Nokia a annoncé mercredi qu'il allait supprimer 4.000 emplois dans ses usines de production de téléphones multifonctions (smartphones) en Finlande, en Hongrie et au Mexique d'ici la fin de l'année, et relocaliser une partie de sa production en Asie.
HELSINKI (AFP) - Le groupe finlandais Nokia a annoncé mercredi qu'il allait supprimer 4.000 emplois dans ses usines de production de téléphones multifonctions (smartphones) en Finlande, en Hongrie et au Mexique d'ici la fin de l'année, et relocaliser une partie de sa production en Asie.
"Nous prévoyons, par pays, 2.300 suppressions d'emplois à Komarom (Hongrie), 700 à Reynosa (Mexique) et 1.000 à Salo (Finlande)", a précisé à l'AFP le porte-parole du groupe James Etheridge.
Ces suppressions d'emplois s'inscrivent dans le cadre d'une vaste restructuration annoncée fin septembre, prévoyant plusieurs milliers de suppressions d'emplois et des externalisations.
Le numéro un mondial du téléphone mobile avait alors indiqué qu'il allait réexaminer le rôle à long terme de trois de ses usines: Salo en Finlande, Komarom en Hongrie et Reynosa au Mexique.
Ces trois usines vont dans l'avenir se concentrer sur la conception des logiciels et utilitaires destinés à la personnalisation des smartphones, a indiqué mercredi le géant finlandais en perte de vitesse depuis plusieurs mois.
Pour arrêter l'hémorragie, Nokia a décidé de déplacer sa production en Asie, marché en forte expansion, ce qui lui permettrait de raccourcir les délais de livraison ou de mise sur les marchés des produits.
Ce changement "porte sur la vitesse et la réactivité et finalement sur notre compétitivité", a expliqué M. Etheridge.
Mercredi soir, l'action Nokia a terminé quasiment inchangée (+0,05%) à 3,89 euros la séance à la Bourse d'Helsinki qui a elle même terminé en hausse de 1,4%.
Nokia, qui a pris beaucoup de retard sur le créneau lucratif des téléphones multifonctions face à une concurrence plus agressive de l'iPhone d'Apple et des appareils sous système Android de Google, essaye de réagir depuis quelques mois.
Il a signé l'an dernier avec Microsoft un accord pour une nouvelle plateforme et a lancé en octobre des premiers appareils sous ce nouveau système d'exploitation, les Lumia 800 et Lumia 710.
S'il en a vendu "plus d'un million" en Europe, à Hong-Kong, en Inde, en Russie, à Singapour, en Corée du sud et à Taiwan, il a eu moins de succès dans les autres régions du monde.
"Mon impression initiale est que c'est un bon produit, mais, en ce moment, être bon ça ne suffit pas", a jugé Horace Dedieu, auteur d'un blog basé en Finlande et spécialisé dans les industries de la téléphonie mobile, sur les ondes de la télévision-radio d'Etat finlandaise YLE.
Les Finlandais eux-mêmes semblent préférer l'iPhone d'Apple, selon une étude publiée la semaine dernière par l'université finlandaise Abo.
"Sept des dix utilisateurs testés ont choisi l'iPhone plutôt que le Lumia", selon les conclusions de cette étude, une mauvaise nouvelle pour le groupe finlandais qui essaie de rebondir et d'enrayer la dégradation continue de sa part de marché dans ce secteur.
Nokia a décidé l'an dernier de ne plus donner de chiffres sur sa part respective du marché de la téléphonie mobile, qui a avait atteint, avec 40%, un sommet au premier semestre 2008. Mais les experts estiment que cette part est aujourd'hui de quelque 25%.
Numéro mondial des téléphones mobiles, Nokia se bat désormais, avec Microsoft, pour conserver cette place face à l'offensive conjuguée du Blackberry du canadien RIM, de l'iPhone d'Apple et des téléphones portables utilisant la plate-forme Android comme ceux de Samsung.
Microsoft et Nokia, leaders dans leur domaine respectif, "arrivent sur le marché des téléphones intelligents comme des +outsiders+, tenant de convaincre les autres que, cette fois, ils sont les meilleurs", a encore jugé M. Dedieu.
Au cours du dernier trimestre de l'an dernier, Nokia a vendu quelque 19,6 millions de smartphones, soit une baisse de 31% par rapport à la même période de 2010, loin derrière Apple qui en a vendu au cours de la même période quelque 37 millions et Samsung qui en a vendu presque autant avec 36,5 millions d'unités.
Nokia est passé dans le rouge en 2011, avec une perte de 1,2 milliard d'euros.
High Tech
Nokia va supprimer 4.000 emplois en Finlande, Hongrie, ...Système d'alarme portable pour les femmes de chambre des hôtels à New York
08/02 | 20h47 GMT
NEW YORK (AFP) - Les femmes de chambre et certains employés des grands hôtels de New York vont être équipés d'une alarme portable, leur permettant d'être rapidement aidés s'ils sont en difficulté, a-t-on appris mercredi auprès l'Association des hôtels de la ville.
NEW YORK (AFP) - Les femmes de chambre et certains employés des grands hôtels de New York vont être équipés d'une alarme portable, leur permettant d'être rapidement aidés s'ils sont en difficulté, a-t-on appris mercredi auprès l'Association des hôtels de la ville.
Tous les personnels qui doivent pour une raison ou une autre entrer dans les chambres -- femmes de ménage, serveurs ou employés en charge du mini-bar notamment -- se verront remettre ce système électronique dans un délai d'un an, a précisé une porte-parole de l'Association, Lisa Linden, jointe par téléphone.
Mme Linden n'a pas voulu faire de lien entre cette nouvelle disposition, et l'affaire Dominique Strauss-Kahn, l'ancien directeur général du FMI qui avait été accusé d'agression sexuelle en mai dernier par une femme de chambre du Sofitel, Nafissatou Diallo."C'était en discussion depuis un certain temps", a simplement déclaré Mme Linden.
Elle a précisé que le dispositif, appelé "bouton-panique" en anglais, pourrait être "rapidement et facilement activé, pour demander une aide rapide sur place".
Cette disposition fait partie d'un nouveau contrat de sept ans, discuté entre l'Association des hôtels de New York et les syndicats. L'Association l'a approuvé mardi soir, et les syndicats devraient le ratifier lundi prochain.



