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Syrie: près de 100 civils tués lundi
07/02 | 08h32 GMT
DAMAS (AFP) - Près de 100 civils ont été tués lundi en Syrie, en majorité dans des bombardements sur la ville de Homs et sa province, haut lieu de la contestation victime d'un nouvel assaut, a rapporté l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH).
DAMAS (AFP) - Près de 100 civils ont été tués lundi en Syrie, en majorité dans des bombardements sur la ville de Homs et sa province, haut lieu de la contestation victime d'un nouvel assaut, a rapporté l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH).
Le bilan des civils tués selon l'Observatoire s'est élevé à 98 dont 69 tués dans des bombardements sur des quartiers de la ville de Homs et sur les localités de Rastane, Qousseir et Houla.
Treize civils ont par ailleurs été tués dans les localités de la province d'Idleb (nord-ouest), 15 dans la province de Damas et un dans la province d'Alep (nord), selon la même source.
La nouvelle offensive, démentie encore une fois par le régime, est survenue à la veille d'une visite à Damas du chef de la diplomatie
russe
, Sergueï Lavrov, dont le pays a opposé samedi, avec la Chine, son veto contre une résolution de l'ONU condamnant la répression en Syrie.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exhorté la communauté internationale à "agir vite" pour "empêcher un nouveau massacre" à Homs, où un pilonnage avait fait plus de 230 morts samedi selon les militants.
Le régime a imputé les violences à des "gangs terroristes", comme il le fait depuis le début il y a près de 11 mois de la révolte qu'il cherche à étouffer, au prix d'au moins 6.000 morts selon les militants.
L'épouse du président syrien, Asma al-Assad, dont la famille est originaire de la ville de Homs, a elle exprimé son soutien à son époux pour la première fois depuis le début du soulèvement, a rapporté mardi le quotidien britannique The Times.
"Le président est le président de la Syrie, non d'une faction de Syriens, et la Première dame l'appuie dans ce rôle", a déclaré Asma al-Assad dans un courriel envoyé de son bureau par un intermédiaire au journal.
Les troupes qui encerclent et attaquent Homs depuis des mois ont bombardé aux roquettes et aux obus plusieurs quartiers de "la capitale de la révolution".
"C'est la première fois que nous subissons une telle attaque", a déclaré Omar Chaker, un militant joint par l'AFP depuis Beyrouth, alors que le bruit des bombardements retentissait clairement au téléphone.
"Plusieurs maisons sont transformées en hôpitaux de fortune où les blessés reçoivent les premiers secours mais nous ne sommes pas bien équipés", a-t-il ajouté.
Un des hôpitaux de campagne a été touché, selon l'opposition. Des vidéos diffusées sur internet montrent des corps parfois en sang gisant dans la rue parmi les cris et les pleurs.
Le CNS a appelé la communauté internationale à "protéger les civils syriens d'une guerre d'extermination sous couvert du silence et de la complicité" de ceux qui ont fait barrage à la résolution de l'ONU.
La Russie, alliée de Damas, et la Chine ont opposé leur veto samedi, le deuxième depuis le début de la révolte, à un projet de résolution condamnant la répression, présenté par l'Occident et les Arabes.
M. Lavrov a dénoncé la réaction "indécente et hystérique" de l'Occident au veto, expliquant l'avoir opposé parce que la résolution ne mentionnait pas la nécessité pour l'opposition de se distancer "des extrémistes armés".
Moscou a dit vouloir "faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie et plaidé pour des "réformes démocratiques indispensables", même si l'opposition réclame avant tout un départ du président Bachar al-Assad.
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a averti Damas que ce blocage ne lui donnait aucun droit d'accentuer la répression.
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé vouloir renforcer les sanctions contre le régime, tandis que Londres a dit réfléchir à "d'autres moyens de faire pression" sur lui.
La Grande-Bretagne et la Belgique ont rappelé leurs ambassadeurs à Damas, tandis que Washington a fermé son ambassade, confiant à la Pologne la tâche de le représenter en Syrie.
Le Trésor américain va envoyer un responsable chargé de la lutte contre le financement du terrorisme à Moscou pour y évoquer les sanctions contre la Syrie.
Mais le président américain a plaidé contre une intervention militaire.
"Il est important de résoudre (la crise) sans recourir à une intervention militaire extérieure et je pense que c'est possible", a déclaré Barack Obama à la chaîne NBC.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a reçu le président du CNS Burhan Ghalioun, lui exprimant le "soutien" de Paris.
Il a également évoqué avec des responsables arabes la constitution d'un "Groupe des amis de la Syrie".
Le CNS a appelé à encercler les ambassades de Syrie à travers le monde. Une manifestation a eu lieu à Alger où un imposant dispositif de sécurité a maintenu les protestataires à distance de la représentation syrienne.
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Quelques exemples thématiques
Syrie: près de 100 civils tués lundi
07/02 | 08h32 GMT
DAMAS (AFP) - Près de 100 civils ont été tués lundi en Syrie, en majorité dans des bombardements sur la ville de Homs et sa province, haut lieu de la contestation victime d'un nouvel assaut, a rapporté l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH).
DAMAS (AFP) - Près de 100 civils ont été tués lundi en Syrie, en majorité dans des bombardements sur la ville de Homs et sa province, haut lieu de la contestation victime d'un nouvel assaut, a rapporté l'Observatoire des droits de l'Homme (OSDH).
Le bilan des civils tués selon l'Observatoire s'est élevé à 98 dont 69 tués dans des bombardements sur des quartiers de la ville de Homs et sur les localités de Rastane, Qousseir et Houla.
Treize civils ont par ailleurs été tués dans les localités de la province d'Idleb (nord-ouest), 15 dans la province de Damas et un dans la province d'Alep (nord), selon la même source.
La nouvelle offensive, démentie encore une fois par le régime, est survenue à la veille d'une visite à Damas du chef de la diplomatie
russe
, Sergueï Lavrov, dont le pays a opposé samedi, avec la Chine, son veto contre une résolution de l'ONU condamnant la répression en Syrie.
Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a exhorté la communauté internationale à "agir vite" pour "empêcher un nouveau massacre" à Homs, où un pilonnage avait fait plus de 230 morts samedi selon les militants.
Le régime a imputé les violences à des "gangs terroristes", comme il le fait depuis le début il y a près de 11 mois de la révolte qu'il cherche à étouffer, au prix d'au moins 6.000 morts selon les militants.
L'épouse du président syrien, Asma al-Assad, dont la famille est originaire de la ville de Homs, a elle exprimé son soutien à son époux pour la première fois depuis le début du soulèvement, a rapporté mardi le quotidien britannique The Times.
"Le président est le président de la Syrie, non d'une faction de Syriens, et la Première dame l'appuie dans ce rôle", a déclaré Asma al-Assad dans un courriel envoyé de son bureau par un intermédiaire au journal.
Les troupes qui encerclent et attaquent Homs depuis des mois ont bombardé aux roquettes et aux obus plusieurs quartiers de "la capitale de la révolution".
"C'est la première fois que nous subissons une telle attaque", a déclaré Omar Chaker, un militant joint par l'AFP depuis Beyrouth, alors que le bruit des bombardements retentissait clairement au téléphone.
"Plusieurs maisons sont transformées en hôpitaux de fortune où les blessés reçoivent les premiers secours mais nous ne sommes pas bien équipés", a-t-il ajouté.
Un des hôpitaux de campagne a été touché, selon l'opposition. Des vidéos diffusées sur internet montrent des corps parfois en sang gisant dans la rue parmi les cris et les pleurs.
Le CNS a appelé la communauté internationale à "protéger les civils syriens d'une guerre d'extermination sous couvert du silence et de la complicité" de ceux qui ont fait barrage à la résolution de l'ONU.
La Russie, alliée de Damas, et la Chine ont opposé leur veto samedi, le deuxième depuis le début de la révolte, à un projet de résolution condamnant la répression, présenté par l'Occident et les Arabes.
M. Lavrov a dénoncé la réaction "indécente et hystérique" de l'Occident au veto, expliquant l'avoir opposé parce que la résolution ne mentionnait pas la nécessité pour l'opposition de se distancer "des extrémistes armés".
Moscou a dit vouloir "faire tout son possible pour une stabilisation rapide" en Syrie et plaidé pour des "réformes démocratiques indispensables", même si l'opposition réclame avant tout un départ du président Bachar al-Assad.
Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a averti Damas que ce blocage ne lui donnait aucun droit d'accentuer la répression.
Après l'échec des efforts diplomatiques à l'ONU, les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé vouloir renforcer les sanctions contre le régime, tandis que Londres a dit réfléchir à "d'autres moyens de faire pression" sur lui.
La Grande-Bretagne et la Belgique ont rappelé leurs ambassadeurs à Damas, tandis que Washington a fermé son ambassade, confiant à la Pologne la tâche de le représenter en Syrie.
Le Trésor américain va envoyer un responsable chargé de la lutte contre le financement du terrorisme à Moscou pour y évoquer les sanctions contre la Syrie.
Mais le président américain a plaidé contre une intervention militaire.
"Il est important de résoudre (la crise) sans recourir à une intervention militaire extérieure et je pense que c'est possible", a déclaré Barack Obama à la chaîne NBC.
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a reçu le président du CNS Burhan Ghalioun, lui exprimant le "soutien" de Paris.
Il a également évoqué avec des responsables arabes la constitution d'un "Groupe des amis de la Syrie".
Le CNS a appelé à encercler les ambassades de Syrie à travers le monde. Une manifestation a eu lieu à Alger où un imposant dispositif de sécurité a maintenu les protestataires à distance de la représentation syrienne.
Monde
Syrie: près de 100 civils tués ...Trafic perturbé dans les aéroports au 2e jour de grève
07/02 | 08h49 GMT
PARIS (AFP) - Le trafic aérien est perturbé mardi, notamment les vols long courrier, au 2e jour d'un conflit contre un encadrement plus strict du droit de grève dans l'aérien voulu par le gouvernement, et Air France a été contrainte à des annulations de dernière minute.
PARIS (AFP) - Le trafic aérien est perturbé mardi, notamment les vols long courrier, au 2e jour d'un conflit contre un encadrement plus strict du droit de grève dans l'aérien voulu par le gouvernement, et Air France a été contrainte à des annulations de dernière minute.
En début de journée mardi, plusieurs vols étaient déjà annulés "à chaud" au terminal 2F de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, a constaté une journaliste de l'AFP.
Neuf vols court, long ou moyen courrier d'Air France, principale compagnie touchée par la grève, étaient affichés comme annulés entre 07H15 et 10H20. Il s'agit notamment des vols pour Milan, Alger, Marseille et Sofia. A la même heure lundi, seuls quatre vols étaient annulés "à chaud".
A Orly, deux vols étaient annulés "à chaud", selon une source aéroportuaire.
A Nantes par exemple, 3 vols au départ sur les 9 prévus entre 7H et 10H ont été annulés (Nice, Paris, Marseille), ainsi que deux arrivées de Marseille et Clermont-Ferrand.
Air France a prévu d'assurer mardi seulement 50% de ses vols long courrier et 70% de ses court et moyen courrier, en incluant l'activité de ses filiales (Régional, Brit Air).
Les perturbations touchent aussi d'autres compagnies, comme easyJet, qui avait dû annuler plusieurs vols au départ de France la veille.
Tous les syndicats de l'aérien avaient déposé avant Noël des préavis appelant à se mobiliser du 6 au 9 février pour s'opposer à une proposition de loi, finalement votée en première lecture le 24 janvier par les députés.
Le texte veut notamment imposer aux grévistes des préavis individuels de 48 heures avant le début d'un conflit. Le gouvernement y voit "un progrès pour le droit des passagers" grâce à des prévisions de trafic plus précises des compagnies.
Les syndicats dénoncent, eux, une atteinte au droit de grève dans le secteur privé et contestent la portée de ce
texte
en matière d'amélioration du dialogue social.
Chez Air France, il survient au moment où une grande majorité des accords d'entreprise vont être dénoncés par le PDG Alexandre de Juniac qui veut une large remise à plat afin de gagner en productivité et de remettre la compagnie sur le chemin de la rentabilité.
La proposition de loi du député UMP, Eric Diard, impose aussi aux grévistes de dire sa volonté de reprendre le travail 24 heures à l'avance et aux compagnies de communiquer des prévisions de trafic 24 heures en amont.
L'examen au Sénat est prévu le 15 février, avant un retour devant les députés.
Si les préavis ont été déposés par l'ensemble des syndicats de l'aérien - pilotes, hôtesses et stewards, personnel au sol et prestataires - les pilotes sont aux avant-postes de la mobilisation.
Selon le syndicat très majoritaire, le SNPL, plus de 50% des pilotes programmés lundi chez Air France étaient grévistes. Un chiffre que la direction n'a pas souhaité commenter.
"La mobilisation va aller crescendo et le réservoir de non grévistes va s'amenuiser, ce qui va obliger Air France à annuler plus de vols à partir de mardi", a pronostiqué le président national du SNPL Yves Deshayes.
Selon lui, le SNPL a été reçu la semaine dernière au ministère des Transports et s'est vu adresser une fin de non recevoir à ses demandes d'amender substantiellement le texte, et notamment d'abandonner le préavis individuel.
De son côté, la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a jugé mardi "inadapté" le comportement de certains pilotes qui ne se sont pas présentés pour assurer leurs vols la veille, alors même que leurs passagers avaient déjà embarqué.
"Hier, il y eu deux long-courriers, un Paris-Singapour et un Paris-Buenos Aires, dans lesquels, au dernier moment, les pilotes ne sont pas venus. Là, c'était des passagers qui avaient embarqué. Les enfants, la famille, les bagages embarqués. Il a fallu débarquer", a dit la ministre sur LCI. "C'est vraiment inadapté aujourd'hui", a-t-elle ajouté.
Lundi, le trafic avait été perturbé, mais Air France avait limité les annulations "à chaud" en remplaçant les grévistes par des non-grévistes.
La compagnie informe aussi ses clients en continu sur le trafic et les prévient par mails et SMS de retards et de vols annulés, ce qui leur évite de se rendre à l'aéroport pour rien.
Enfin, Air France invite ses passagers à reporter leur voyage après vendredi, sachant que la grève est prévue pour durer jusqu'à jeudi soir.
France
Trafic perturbé dans les aéroports au 2e jour de ...Trafic perturbé dans les aéroports au 2e jour de grève
07/02 | 08h49 GMT
PARIS (AFP) - Le trafic aérien est perturbé mardi, notamment les vols long courrier, au 2e jour d'un conflit contre un encadrement plus strict du droit de grève dans l'aérien voulu par le gouvernement, et Air France a été contrainte à des annulations de dernière minute.
PARIS (AFP) - Le trafic aérien est perturbé mardi, notamment les vols long courrier, au 2e jour d'un conflit contre un encadrement plus strict du droit de grève dans l'aérien voulu par le gouvernement, et Air France a été contrainte à des annulations de dernière minute.
En début de journée mardi, plusieurs vols étaient déjà annulés "à chaud" au terminal 2F de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, a constaté une journaliste de l'AFP.
Neuf vols court, long ou moyen courrier d'Air France, principale compagnie touchée par la grève, étaient affichés comme annulés entre 07H15 et 10H20. Il s'agit notamment des vols pour Milan, Alger, Marseille et Sofia. A la même heure lundi, seuls quatre vols étaient annulés "à chaud".
A Orly, deux vols étaient annulés "à chaud", selon une source aéroportuaire.
A Nantes par exemple, 3 vols au départ sur les 9 prévus entre 7H et 10H ont été annulés (Nice, Paris, Marseille), ainsi que deux arrivées de Marseille et Clermont-Ferrand.
Air France a prévu d'assurer mardi seulement 50% de ses vols long courrier et 70% de ses court et moyen courrier, en incluant l'activité de ses filiales (Régional, Brit Air).
Les perturbations touchent aussi d'autres compagnies, comme easyJet, qui avait dû annuler plusieurs vols au départ de France la veille.
Tous les syndicats de l'aérien avaient déposé avant Noël des préavis appelant à se mobiliser du 6 au 9 février pour s'opposer à une proposition de loi, finalement votée en première lecture le 24 janvier par les députés.
Le texte veut notamment imposer aux grévistes des préavis individuels de 48 heures avant le début d'un conflit. Le gouvernement y voit "un progrès pour le droit des passagers" grâce à des prévisions de trafic plus précises des compagnies.
Les syndicats dénoncent, eux, une atteinte au droit de grève dans le secteur privé et contestent la portée de ce
texte
en matière d'amélioration du dialogue social.
Chez Air France, il survient au moment où une grande majorité des accords d'entreprise vont être dénoncés par le PDG Alexandre de Juniac qui veut une large remise à plat afin de gagner en productivité et de remettre la compagnie sur le chemin de la rentabilité.
La proposition de loi du député UMP, Eric Diard, impose aussi aux grévistes de dire sa volonté de reprendre le travail 24 heures à l'avance et aux compagnies de communiquer des prévisions de trafic 24 heures en amont.
L'examen au Sénat est prévu le 15 février, avant un retour devant les députés.
Si les préavis ont été déposés par l'ensemble des syndicats de l'aérien - pilotes, hôtesses et stewards, personnel au sol et prestataires - les pilotes sont aux avant-postes de la mobilisation.
Selon le syndicat très majoritaire, le SNPL, plus de 50% des pilotes programmés lundi chez Air France étaient grévistes. Un chiffre que la direction n'a pas souhaité commenter.
"La mobilisation va aller crescendo et le réservoir de non grévistes va s'amenuiser, ce qui va obliger Air France à annuler plus de vols à partir de mardi", a pronostiqué le président national du SNPL Yves Deshayes.
Selon lui, le SNPL a été reçu la semaine dernière au ministère des Transports et s'est vu adresser une fin de non recevoir à ses demandes d'amender substantiellement le texte, et notamment d'abandonner le préavis individuel.
De son côté, la ministre des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a jugé mardi "inadapté" le comportement de certains pilotes qui ne se sont pas présentés pour assurer leurs vols la veille, alors même que leurs passagers avaient déjà embarqué.
"Hier, il y eu deux long-courriers, un Paris-Singapour et un Paris-Buenos Aires, dans lesquels, au dernier moment, les pilotes ne sont pas venus. Là, c'était des passagers qui avaient embarqué. Les enfants, la famille, les bagages embarqués. Il a fallu débarquer", a dit la ministre sur LCI. "C'est vraiment inadapté aujourd'hui", a-t-elle ajouté.
Lundi, le trafic avait été perturbé, mais Air France avait limité les annulations "à chaud" en remplaçant les grévistes par des non-grévistes.
La compagnie informe aussi ses clients en continu sur le trafic et les prévient par mails et SMS de retards et de vols annulés, ce qui leur évite de se rendre à l'aéroport pour rien.
Enfin, Air France invite ses passagers à reporter leur voyage après vendredi, sachant que la grève est prévue pour durer jusqu'à jeudi soir.
Economie/Finances
Trafic perturbé dans les aéroports au 2e jour de ...Guéant se défend de jouer le rôle de "rabatteur" des voix du FN
07/02 | 08h38 GMT
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a maintenu mardi sur Canal+ ses propos très polémiques selon lesquels "toutes les civilisations ne se valent pas", tout en démentant jouer le rôle de "rabatteur" des voix du Front national pour le compte de Nicolas Sarkozy.
PARIS (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a maintenu mardi sur Canal+ ses propos très polémiques selon lesquels "toutes les civilisations ne se valent pas", tout en démentant jouer le rôle de "rabatteur" des voix du Front national pour le compte de Nicolas Sarkozy.
"Ce n'est pas une civilisation en particulier" qui était visée par ses propos du week-end, a-t-il répété, mais "nous avons en France des valeurs, nous y tenons et pour nous tout ne se vaut pas".
Interrogé sur le fait de savoir s'il faisait office au sein du gouvernement de "rabatteur" des voix du Front national pour le compte de l'UMP à quelques semaines de l'élection présidentielle, M. Guéant a répondu: "Non. J'assume des valeurs".
"Nous sommes dans une situation qui est grave en termes de confiance de l'opinion par rapport aux élites de la République, les politiques, les grands patrons, les journalistes (...), un fossé s'est creusé, les peuples ne voient plus que les élites s'occupent des problèmes qu'ils ressentent", a-t-il souligné.
"Moi qui vais beaucoup sur le terrain, qui vois des Français dans toutes les régions, dans toutes les catégories sociales, je note des attentes de la part des Français, je réponds à ces attentes, et si d'aventure ces attentes font que les Français qui se sont détournés vers des partis extrémistes reviennent vers des partis républicains j'en suis heureux", a-t-il fait valoir.
Politique
Guéant se défend de jouer le rôle de "rabatteur" des voix du ...La fin de Megaupload fait les beaux jours de la TV de rattrapage
06/02 | 16h54 GMT
PARIS (AFP) - Après la fermeture de la plateforme de téléchargement Megaupload il y a deux semaines, les Français se sont davantage tournés vers les offres légales et gratuites de rattrapage des chaînes françaises, dont le trafic a explosé.
PARIS (AFP) - Après la fermeture de la plateforme de téléchargement Megaupload il y a deux semaines, les Français se sont davantage tournés vers les offres légales et gratuites de rattrapage des chaînes françaises, dont le trafic a explosé.
Le site Megaupload.com permettait d'héberger des fichiers et de les partager sur l'internet. Il offrait des milliers de films, séries, émissions de télévision ou chansons en libre accès, par téléchargement direct ou en "streaming", permettant une lecture en continu, sans téléchargement.
Le 20 janvier, quatre responsables du site basé à Hong Kong, dont le fondateur, alias Kim Dotcom, ont été interpellés à Auckland (Nouvelle-Zélande) sur la base de mandats d'arrêt délivrés par les Etats-Unis.
"Il semble que les utilisateurs de Megaupload sont venus voir les séries américaines sur nos offres gratuites et légales de TV replay. Depuis 15 jours, nous avons un trafic très important sur nos sites de TV replay", a déclaré lundi Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6 (M6, W9).
"Cela a été visible tout de suite" après la fermeture du site, a-t-il ajouté.
Le trafic sur W9 Replay a par exemple été multiplié par quatre, a dit M. de Tavernost. Une forte augmentation a également été constatée sur M6 Replay, a-t-il ajouté, sans la chiffrer.
En 2008, M6 a été la première chaîne française à proposer une offre de TV de rattrapage, ou "catch up TV".
Depuis, toutes les autres ont suivi. Le service est gratuit mais un clip publicitaire est diffusée avant et/ou pendant la consultation du programme, qui est traditionnellement disponible une semaine.
En 2011, 14,5 millions de personnes ont utilisé la télévision de rattrapage, soit 3,4 millions de plus qu'en 2010, selon Médiamétrie.
L'hyper-offre de l'illégal a éclipsé le légal
Comme M6, TF1 a constaté une augmentation de 40% sur mytf1.fr, son site de rattrapage, mais aussi pour son offre payante de vidéo à la demande (mytf1vod.fr).
"Concernant mytf1vod.fr, pendant les 15 jours suivant la fermeture de Megaupload (données Google Analytics), nous avons constaté une augmentation du trafic en nombre de visites, en visiteurs uniques et en pages vues qui a été multiplié par 2. Les actes d'achats ont également fortement progressé", relève la direction de TF1.
"L'hyper-offre de l'illégal a souvent éclipsé ces offres légales payantes", estime-t-on de même source.
"Quand on compare la semaine du 8 au 14 janvier, précédent la fermeture du site, et celle du 22 au 28 janvier, qui a suivi, le nombre de visiteurs uniques a augmenté de 17% sur notre site", confirme Patrick Suquet co-fondateur de la plateforme tv-replay.fr, qui regroupe tous les programmes de rattrapage proposés en France.
Le visionnage des séries en général a augmenté de 28% depuis le 20 janvier. Les séries américaines sont plébiscitées. Par exemple le trafic sur le policier "Castle" (France 2) a grimpé de 62%, celui sur "NCIS Los Angeles" (M6) de 70% et "Les Experts: Manhattan" (TF1) de 27%.
"Les gens se sont finalement rendus compte qu'ils pouvaient voir gratuitement des séries intéressantes grâce à ces offres légales", analyse M. Suquet.
"La fermeture de Megaupload, c'est juste un frein temporaire au piratage. Il y a déjà des successeurs à Megauplaud. Je suis assez sceptique", a de son côté déclaré Olivier Ruffin, fondateur de replay.fr, seconde plateforme française de télévision de rattrapage.
High Tech
La fin de Megaupload fait les beaux jours de la TV de ...Cing jeunes accordéonistes nord-coréens font un tabac sur YouTube
06/02 | 08h15 GMT
SEOUL (AFP) - La vidéo d'un groupe de cinq jeunes accordéonistes nord-coréens jouant avec entrain un tube pop des années 80, images rares provenant de ce pays communiste fermé au monde, a été visionnée quelque 320.000 fois sur le site YouTube en quelques jours.
SEOUL (AFP) - La vidéo d'un groupe de cinq jeunes accordéonistes nord-coréens jouant avec entrain un tube pop des années 80, images rares provenant de ce pays communiste fermé au monde, a été visionnée quelque 320.000 fois sur le site YouTube en quelques jours.
Assis sur des tabourets, sous un tableau représentant un paysage enneigé et flanqués sur leur gauche d'un gros pot de tournesols artificiels, les cinq jeunes étudiants de l'Ecole de musique Kum Song de Pyongyang jouent avec enthousiasme "Take on me", succès de 1985 du groupe norvégien a-ha.
Les images ont été filmées en décembre 2011 par Morten Traavik, un artiste norvégien qui effectuait alors une visite en Corée du Nord et qui a posé sur YouTube sa vidéo le 1er février.
La plupart des manifestations artistiques en Corée du Nord sont organisées autour du culte de la personnalité de la dynastie Kim, dont la troisième génération est au pouvoir depuis la mort de Kim Jong-Il le 17 décembre dernier.
Le concert du Nouvel an lunaire, en janvier, avait au programme "Cantate au camarade Kim Jong-Il" et "Vous nous manquez désespérément, général".
Morten Traavik a invité les cinq musiciens à jouer au Festival Barents Spektakel, du 8 au 12 février, mais on ignorait si l'invitation avait été acceptée.



