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Huit nouveau-nés retrouvés morts : la mère mise en examen, le père libre
29/07 | 15h16 GMT
DOUAI (AFP) - La mère de huit nouveau-nés retrouvés morts cette semaine à Villers-au-Tertre (Nord) a été mise en examen jeudi midi par un juge d'instruction de Douai, mais pas son mari, dans cette affaire d'infanticides apparaissant comme la plus importante en France.
DOUAI (AFP) - La mère de huit nouveau-nés retrouvés morts cette semaine à Villers-au-Tertre (Nord) a été mise en examen jeudi midi par un juge d'instruction de Douai, mais pas son mari, dans cette affaire d'infanticides apparaissant comme la plus importante en France.
"Nous sommes en présence d'une affaire hors-normes compte tenu du nombre important de nouveau-nés", a déclaré le procureur de Douai, Eric Vaillant, lors d'une conférence de presse. Il a souligné que le déni de grossesse n'avait pas été avancé par la mère pour justifier ses infanticides présumés.
Dominique Cottrez, aide-soignante de 45 ans, a été mise en examen et écrouée pour "homicides volontaires de mineurs de moins de 15 ans". Elle encourt la réclusion à perpétuité.
Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, le père, Pierre-Marie Cottrez, charpentier du même âge, n'a pas été mis en examen pour "non dénonciation de crimes et recels de cadavres", comme l'avait pourtant requis le parquet. Il a été entendu en qualité de témoin assisté avant d'être laissé libre.
M. Cottrez a indiqué aux enquêteurs "n'avoir jamais su que sa femme était enceinte ni qu'elle s'était débarrassée des enfants", a indiqué M. Vaillant. Le magistrat a également indiqué que Mme Cottrez avait reconnu avoir "volontairement étouffé les nouveau-nés à la naissance".
Elle a expliqué avoir eu "parfaitement conscience d'être enceinte à chaque fois", expliquant "qu'elle ne voulait plus d'enfants et qu'elle ne voulait pas voir de médecin pour employer un moyen de contraception".
Son premier accouchement se serait très mal passé en raison de sa forte corpulence.
Des expertises devront être ordonnées pour connaître son degré de responsabilité pénale. Elle a d'ores et déjà exprimé des regrets et a assuré qu'il n'y avait "pas d'autre cadavre caché", selon le procureur.
Les corps des enfants, nés entre 1989 et 2006/2007, ne présentent aucune trace de coups, selon les premiers résultats d'autopsies.
Samedi, les nouveaux propriétaires d'une maison, qui appartenait auparavant aux parents de Dominique Cottrez, avaient fait la première découverte macabre dans leur jardin. Alors qu'ils s'apprêtaient à replanter un arbre, ils sont tombés sur les ossements de deux nouveaux-nés dans des sacs plastique enfouis sous terre. Sous le choc, ils ont aussitôt alerté la gendarmerie.
Dominique Cottrez a rapidement avoué être la mère des deux enfants, alors qu'elle était d'abord entendue comme simple témoin, en tant que fille de l'ancien propriétaire de la maison.
Placée en garde à vue, elle a ensuite indiqué que d'autres cadavres de nouveau-nés se trouvaient au garage de son domicile. "Mardi après-midi, nous avons découvert dans le garage (...) quatre nouveaux sacs dans lesquels se trouvaient six nouveaux cadavres de nourrissons", a indiqué le procureur.
Ceux-ci étaient dissimulés dans des sacs hermétiques, sous des objets divers, comme des pots de fleurs ou du matériel de jardin.
Les époux Cottrez sont décrits par leurs voisins comme des gens sans histoire, le père faisant même partie du conseil municipal de Villers.
La mère "est une personne qui participait peu à la vie de la commune", a déclaré le maire Patrick Mercier, en évoquant son "problème de poids" qui pourrait expliquer que ses grossesses soient passées inaperçues.
Décrits comme avenants, serviables, polis et courtois, les deux époux sont parents de deux filles âgées d'une vingtaine d'années, qui ont elles-mêmes des enfants.
Jeudi, le profil Facebook de Dominique Cottrez, sur lequel les médias ont obtenu sa photo, avait été retiré du réseau social.
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Les Etats-Unis frappés par une nouvelle marée noire dans le nord
29/07 | 13h09 GMT
CHICAGO (AFP) - Près de quatre millions de litres de pétrole se sont écoulés dans la rivière Kalamazoo dans le Michigan (nord des Etats-Unis), après la rupture d'un oléoduc, ont annoncé les autorités américaines.
CHICAGO (AFP) - Près de quatre millions de litres de pétrole se sont écoulés dans la rivière Kalamazoo dans le Michigan (nord des Etats-Unis), après la rupture d'un oléoduc, ont annoncé les autorités américaines.
L'agence de protection de l'environnement (EPA) a indiqué mercredi dans un communiqué que la fuite avait débuté lundi quand un oléoduc de 76 centimètres de diamètre, appartenant à l'entreprise canadienne Enbridge Inc, s'est brisé au niveau de Marshall, déversant le brut dans le ruisseau Talmadge.
Selon l'entreprise, l'oléoduc a été clos et les valves d'isolation fermées, stoppant ainsi le flot de pétrole. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de la fuite.
"Nous nous engageons à nettoyer minutieusement le site aussi vite que possible", a assuré Enbridge.
L'EPA a indiqué gérer tous les aspects du nettoyage de la pollution qui s'étend sur près de 50 kilomètres le long de la rivière Kalamazoo, que ce soit dans les zones marécageuses, d'habitation ou industrielles.
"C'est une marée noire importante qui peut potentiellement dégrader une voie d'eau essentielle et menacer la santé publique", a déclaré la directrice de l'EPA Lisa Jackson.
Des employés de l'EPA "sont sur place pour s'assurer que le pétrole qui a fui ne s'écoule plus et soit nettoyé le plus rapidement et le plus efficacement possible", a-t-elle ajouté.
L'EPA a demandé mardi aux garde-côtes américains d'avancer deux millions de dollars, en assurant que l'argent serait remboursé par la compagnie.
Le gouverneur du Michigan a toutefois critiqué l'EPA et l'entreprise, jugeant leur réaction insuffisante.
"La situation est très très sérieuse", a déclaré Jennifer Granholm lors d'une conférence de presse téléphonique. Le pétrole pourrait selon elle atteindre le lac Michigan si des mesures supplémentaires ne sont pas mises en place.
Cette pollution intervient en pleine marée noire dans le golfe du Mexique, la plus grave de l'histoire des Etats-Unis.
Monde
Les Etats-Unis frappés par une nouvelle marée noire dans le ...Huit nouveau-nés retrouvés morts : la mère mise en examen, le père libre
29/07 | 15h16 GMT
DOUAI (AFP) - La mère de huit nouveau-nés retrouvés morts cette semaine à Villers-au-Tertre (Nord) a été mise en examen jeudi midi par un juge d'instruction de Douai, mais pas son mari, dans cette affaire d'infanticides apparaissant comme la plus importante en France.
DOUAI (AFP) - La mère de huit nouveau-nés retrouvés morts cette semaine à Villers-au-Tertre (Nord) a été mise en examen jeudi midi par un juge d'instruction de Douai, mais pas son mari, dans cette affaire d'infanticides apparaissant comme la plus importante en France.
"Nous sommes en présence d'une affaire hors-normes compte tenu du nombre important de nouveau-nés", a déclaré le procureur de Douai, Eric Vaillant, lors d'une conférence de presse. Il a souligné que le déni de grossesse n'avait pas été avancé par la mère pour justifier ses infanticides présumés.
Dominique Cottrez, aide-soignante de 45 ans, a été mise en examen et écrouée pour "homicides volontaires de mineurs de moins de 15 ans". Elle encourt la réclusion à perpétuité.
Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, le père, Pierre-Marie Cottrez, charpentier du même âge, n'a pas été mis en examen pour "non dénonciation de crimes et recels de cadavres", comme l'avait pourtant requis le parquet. Il a été entendu en qualité de témoin assisté avant d'être laissé libre.
M. Cottrez a indiqué aux enquêteurs "n'avoir jamais su que sa femme était enceinte ni qu'elle s'était débarrassée des enfants", a indiqué M. Vaillant. Le magistrat a également indiqué que Mme Cottrez avait reconnu avoir "volontairement étouffé les nouveau-nés à la naissance".
Elle a expliqué avoir eu "parfaitement conscience d'être enceinte à chaque fois", expliquant "qu'elle ne voulait plus d'enfants et qu'elle ne voulait pas voir de médecin pour employer un moyen de contraception".
Son premier accouchement se serait très mal passé en raison de sa forte corpulence.
Des expertises devront être ordonnées pour connaître son degré de responsabilité pénale. Elle a d'ores et déjà exprimé des regrets et a assuré qu'il n'y avait "pas d'autre cadavre caché", selon le procureur.
Les corps des enfants, nés entre 1989 et 2006/2007, ne présentent aucune trace de coups, selon les premiers résultats d'autopsies.
Samedi, les nouveaux propriétaires d'une maison, qui appartenait auparavant aux parents de Dominique Cottrez, avaient fait la première découverte macabre dans leur jardin. Alors qu'ils s'apprêtaient à replanter un arbre, ils sont tombés sur les ossements de deux nouveaux-nés dans des sacs plastique enfouis sous terre. Sous le choc, ils ont aussitôt alerté la gendarmerie.
Dominique Cottrez a rapidement avoué être la mère des deux enfants, alors qu'elle était d'abord entendue comme simple témoin, en tant que fille de l'ancien propriétaire de la maison.
Placée en garde à vue, elle a ensuite indiqué que d'autres cadavres de nouveau-nés se trouvaient au garage de son domicile. "Mardi après-midi, nous avons découvert dans le garage (...) quatre nouveaux sacs dans lesquels se trouvaient six nouveaux cadavres de nourrissons", a indiqué le procureur.
Ceux-ci étaient dissimulés dans des sacs hermétiques, sous des objets divers, comme des pots de fleurs ou du matériel de jardin.
Les époux Cottrez sont décrits par leurs voisins comme des gens sans histoire, le père faisant même partie du conseil municipal de Villers.
La mère "est une personne qui participait peu à la vie de la commune", a déclaré le maire Patrick Mercier, en évoquant son "problème de poids" qui pourrait expliquer que ses grossesses soient passées inaperçues.
Décrits comme avenants, serviables, polis et courtois, les deux époux sont parents de deux filles âgées d'une vingtaine d'années, qui ont elles-mêmes des enfants.
Jeudi, le profil Facebook de Dominique Cottrez, sur lequel les médias ont obtenu sa photo, avait été retiré du réseau social.
France
Huit nouveau-nés retrouvés morts : la mère mise en examen, le père ...Zone euro: accalmie fragile sur le front économique
29/07 | 12h29 GMT
BRUXELLES (AFP) - Les banques ont passé avec succès les tests de résistance, les indicateurs économiques repassent au vert: la zone euro peut enfin respirer un peu après une récession historique et une crise de la dette qui ont fait vaciller ses fondements.
BRUXELLES (AFP) - Les banques ont passé avec succès les tests de résistance, les indicateurs économiques repassent au vert: la zone euro peut enfin respirer un peu après une récession historique et une crise de la dette qui ont fait vaciller ses fondements.
L'indice de confiance des entrepreneurs et des consommateurs de la zone euro, publié jeudi par la Commission européenne, a bondi en juillet de 2,3 points.
A 101,3 points, il retrouve un niveau comparable à celui de mars 2008, avant la crise bancaire qui, partie des Etats-Unis avec la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers, a fait trembler le système bancaire européen et plonger les seize pays utilisant la monnaie unique, ainsi que l'Europe toute entière, dans la plus grave récession de leur histoire.
A peine revenue, la croissance a très vite calé alors que couvait déjà la crise suivante: celle de la dette, gonflée par des années de gestion peu rigoureuse et par la crise.
Confrontée au printemps à une véritable panique sur les marchés, méfiants face aux pays considérés à risque comme la Grèce, l'Espagne et le Portugal, mais aussi l'euro lui-même, les Européens ont dû promettre d'assainir leurs finances et jouer la transparence sur la santé de leurs banques.
Avec pour résultat une accalmie sur les marchés. Depuis la publication vendredi de résultats globalement positifs pour les tests de résistance des principales banques, les actions des institutions financières se sont reprises, tandis que les taux obligataires des pays considérés à risque se détendent.
S'y ajoute une série d'indicateurs encourageants: les commandes industrielles augmentent depuis février, l'indice des directeurs d'achat (PMI) signale une accélération de la croissance de l'activité du secteur privé, et en Allemagne, première économie de la zone euro, l'indice Ifo du moral des patrons a affiché en juillet sa plus forte hausse depuis la réunification du pays.
"La reprise de la zone euro est en route", se félicite Clemente De Lucia, économiste chez BNP Paribas. Il s'attend à "une accélération au deuxième trimestre" où la croissance pourrait, selon lui, atteindre 0,6% à 0,7% après un maigre 0,2% sur les trois premiers mois de l'année.
Mais "l'activité va probablement ralentir durant le dernier trimestre de l'année", prévient l'économiste: "La croissance mondiale, qui a soutenu la forte reprise dans le secteur manufacturier, perd de la vitesse, et l'austérité budgétaire risque de peser significativement sur la demande intérieure."
Plusieurs économistes relèvent que les consommateurs restent très prudents quand on les interroge sur leurs intentions de faire de gros achats.
En France par exemple, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, a rechuté en juin, de 1,4%. L'institut des statistiques (Insee) ne s'attend pas à la voir repartir avant le deuxième semestre, et encore à une allure poussive.
Selon des statistiques publiées jeudi, le revenu disponible réel des ménages de la zone euro a reculé au premier trimestre pour le troisième trimestre consécutif.
Et les plans d'austérité auxquels les pays européens ont dû se résigner pour réduire leur endettement et rassurer les marchés risquent de plomber un peu plus encore la consommation.
Ils doivent aussi faire des réformes douloureuses, comme celles des retraites, qui provoquent une forte inquiétude sociale avec des mouvements de grève passés ou encore à venir au Portugal, en Grèce, en Italie, en France, en Espagne.
Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, pronostique "plusieurs années de croissance faible" en Europe. Son institution y attend seulement 1% de croissance cette année, à comparer à 3,3% aux Etats-Unis ou même 10,5% en Chine.
Economie/Finances
Zone euro: accalmie fragile sur le front ...Affaire Bettencourt: Eric Woerth longuement interrogé par les policiers
29/07 | 15h39 GMT
PARIS (AFP) - Eric Woerth, "impatient" de s'expliquer sur les accusations qui le visent depuis plus d'un mois, a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin au ministère du Travail par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt.
PARIS (AFP) - Eric Woerth, "impatient" de s'expliquer sur les accusations qui le visent depuis plus d'un mois, a été interrogé jeudi pendant près de huit heures comme témoin au ministère du Travail par les policiers qui enquêtent sur l'affaire Bettencourt.
Les policiers de la Brigade financière ont achevé vers 16H45 l'audition de M. Woerth, entamée peu avant 09H00 au ministère du Travail, situé rue de Grenelle (VIIe arrondissement), selon l'entourage du ministre, premier membre du gouvernement entendu par la justice depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007.
Son avocat, Me Jean-Yves Le Borgne, a indiqué à l'AFP qu'il allait tenir un court "point-presse" en fin d'après-midi dans la cour du ministère.
Autorisée depuis le 21 juillet par le Conseil des ministres, cette audition était attendue par le ministre, se disant "impatient" de dissiper les soupçons nés de la révélation à la mi-juin d'enregistrements clandestins réalisés au domicile de Liliane Bettencourt et des accusations de Claire Thibout, ex-comptable de la milliardaire.
Présenté il y a encore quelques semaines comme Premier ministrable, M. Woerth, qui a annulé un déplacement en province prévu jeudi matin, s'est retrouvé sous le feu des critiques de l'opposition en pleine présentation du projet de loi réformant les retraites.
Selon le parquet de Nanterre, qui dirige quatre enquêtes préliminaires dans le cadre de l'affaire Bettencourt, il devait être interrogé "sur tous les éléments qui intéressent les enquêteurs".
Il devait ainsi répondre aux accusations de financement politique occulte lancées par Mme Thibout. Cette ex-salariée, licenciée en 2008, affirme que le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé de retirer la somme de 150.000 euros début 2007, destinée selon elle à Eric Woerth, trésorier de l'UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy.
Des accusations "tout simplement ridicules", a rétorqué M. de Maistre: son avocat, Me Pascal Wilhelm, a déclaré que le gestionnaire de fortune avait bien rencontré le trésorier de l'UMP mais en niant toute remise d'argent. De son côté, le ministre a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse.
Les enquêteurs se sont penchés sur le contenu de conversations tenues dans le bureau de Mme Bettencourt et enregistrées par son majordome entre mai 2009 et mai 2010. Elles suggèrent un possible conflit d'intérêts entre sa double casquette de trésorier de l'UMP et de ministre du Budget et l'embauche de sa femme par la société Clymène, gérant le patrimoine de l'héritière de L'Oréal.
Dans la tourmente, Eric Woerth a annoncé le 13 juillet qu'il renonçait à la fonction de trésorier, à dater du 30 juillet. Il avait quitté Bercy pour la rue de Grenelle en mars.
Durant sa garde à vue mi-juillet, Patrice de Maistre avait indiqué par ailleurs que, début 2007, le ministre lui avait "demandé de recevoir sa femme et ce pour essayer de la conseiller sur sa carrière". Florence Woerth était embauchée en novembre.
Eric Woerth assure qu'il n'a "jamais demandé quoi que ce soit qui concerne (son) épouse".
Enfin se pose la question d'un traitement fiscal favorable à l'égard de l'héritière de L'Oréal, qui a admis disposer de comptes en Suisse, "à régulariser", et d'une île aux Seychelles au statut flou.
Le ministre, qui a fait de la lutte contre la fraude fiscale son cheval de bataille lorsqu'il était à Bercy, a été blanchi par un rapport de l'Inspection générale des finances (IGF), dépendante de Bercy.
Politique
Affaire Bettencourt: Eric Woerth longuement interrogé par les ...L'Autorité de la concurrence insiste pour donner plus de liberté au MVNO
29/07 | 12h19 GMT
PARIS (AFP) - L'Autorité de la concurrence a demandé jeudi au régulateur des télécoms, l'Arcep, de favoriser "l'émergence rapide" d'opérateurs mobiles virtuels (MVNO) vraiment indépendants des opérateurs qui les hébergent.
PARIS (AFP) - L'Autorité de la concurrence a demandé jeudi au régulateur des télécoms, l'Arcep, de favoriser "l'émergence rapide" d'opérateurs mobiles virtuels (MVNO) vraiment indépendants des opérateurs qui les hébergent.
"Les MVNO peuvent jouer un rôle déterminant dans l'animation concurrentielle du marché à la condition qu'ils disposent d'une autonomie suffisante vis-à-vis de leurs opérateurs hôtes, à la fois sur les plans contractuel, technique et économique", a indiqué l'Autorité dans un communiqué.
Apparus en 2004 dans l'Hexagone, les MVNO n'ont pas de réseau mais louent ceux d'Orange (France Télécom), SFR ou Bouygues Telecom: ils leur achètent des lots de minutes pour les revendre à leurs propres clients.
Mais leur développement est freiné par les restrictions imposées par les opérateurs : fin mars, ils ne comptaient que 3,6 millions de clients, soit 6,15% du parc (contre 25% en Allemagne et 15% au Royaume-Uni et aux Pays-Bas).
Les opérateurs eux-mêmes réclament de devenir "full MVNO" ou opérateurs mobiles dégroupés, ce qui leur donnerait directement accès à une partie du réseau, pour pouvoir émettre leurs cartes SIM - ce qu'ils ne peuvent faire aujourd'hui - et gérer librement leurs tarifs.
"Contrairement à la plupart des autres pays européens, ce modèle peine à s'imposer en France", souligne l'Autorité de la concurrence.
Sans aller jusqu'à l'imposer, l'Autorité demande au régulateur des télécoms de mettre "en oeuvre toutes les incitations de nature à convaincre les opérateurs ayant leur réseau propre à prendre l'engagement d'accueillir des full MVNO sur leur réseau".
L'Autorité, soucieuse de favoriser la concurrence et de faire baisser les prix pour le consommateur, avait déjà durement condamné mi-2008 les "conditions contractuelles particulièrement contraignantes" imposées par les opérateurs hôtes aux MVNO.
High Tech
L'Autorité de la concurrence insiste pour donner plus de liberté au ...Les fausses dents de Churchill vendues 21.500 euros aux enchères
29/07 | 15h35 GMT
LONDRES (AFP) - Les fausses dents de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, connues commes "les dents qui ont sauvé le monde" en 1939-45, ont été vendues aux enchères jeudi près de 18.000 livres (21.500 euros), soit plus de trois fois l'estimation.
LONDRES (AFP) - Les fausses dents de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, connues commes "les dents qui ont sauvé le monde" en 1939-45, ont été vendues aux enchères jeudi près de 18.000 livres (21.500 euros), soit plus de trois fois l'estimation.
La prothèse --spécialement créée pour empêcher le fameux zézaiement de Churchill dont le royaume en guerre écoutait chaque jour la voix martiale à la radio-- a été acquise par un collectionneur britannique, a annoncé un porte-parole de la maison d'enchères Keys of Aylsham à Norfolk (est).
Le vendeur était Nigel Cudlipp, fils du prothésiste qui avait fabriqué les désormais célèbres fausses dents.
Dans un entretien à la BBC, M. Cudlipp a raconté que Churchill avait coutume d'expulser son dentier dans un geste de rage lorsque les nouvelles du front étaient mauvaises.
"Mon père racontait des tas d'anecdotes sur la façon dont Churchill mettait son pouce derrière ses dents pour les éjecter (...). Il disait qu'il pouvait savoir où en était l'effort de guerre à la distance qu'elles parcouraient dans la pièce et si elles atteignaient le mur opposé", a-t-il confié.
"Churchill n'était pas un homme réputé pour sa patience", a-t-il ajouté.
Seuls quatre jeux de fausses dents auraient été fabriqués. Churchill aurait emporté l'un d'eux dans sa tombe, un autre se trouve exposé dans un musée londonien où il est présenté comme les "dents qui ont sauvé le monde", et le troisième a été fondu.
Parallèlement, le Churchill Archives Centre de Cambridge, qui gère un gigantesque fonds d'archives personnelles de l'homme d'Etat, a annoncé jeudi qu'il allait en rendre disponible une grande partie sur l'internet.
Il s'agit notamment de près d'un million de pages de documents comprenant des projets de discours, des bulletins scolaires mais aussi des annotations sur son chat, ses chiens et sa perruche Toby.



